[Chronique] Neighian, tome 1 de Louise Jouveshomme

neighian
« Une gène, pourtant la retient. Rien de précis, rien de net qu’elle puisse balayer d’une geste de la main, juste un arrière-goût désagréable, un mouvement perçu du coin de l’œil qui disparait sitôt qu’elle tourne la tête. La même sensation qui l’a accompagnée durant tout le chemin sous les arbres. L’impression qu’elle avance dans un mensonge, ou à tout le moins dans un décor. et que les artificiers ricanent lorsqu’elle est passée. »

[Chronique] Tress de la mer Emeraude, de Brandon Sanderson

tress de la mer emeraude
« Il est communément admis que les dragons collectionnent les trésors, et je me suis souvent demandé si cette légende ne trouvait pas son origine dans le métal d’outre-monde qu’on retrouve sur leurs cadavres. Je n’ai jamais croisé un seul dragon qui soit friand de richesse. Les idées, par contre, ils en amassent… et dans ce domaine, ce sont des grippe-sous dignes de leur légende. »

[Chronique] Immobilité, de Brian Evenson

Immobilité
«  La sensation de revenir en vie, mais pas complètement, une semi-vie peut-être. Une obscurité encore totale, à moins qu’un soupçon de lumière ne pointe à l’horizon. Un tourbillon de souvenirs et fantasmes, une brise brossant un passé, réel ou imaginaire, badigeonné sur les parois de son crâne. »

[Chronique] A présent vous pouvez enterrer la mariée, d’Oren Miller

a present vous pouvez enterrer la mariée

«-  Je ne suis pas sûr d’aimer la nouvelle décoration, jugea t-il en détaillant du regard les impacts de balles dans les murs et les meubles, ainsi que l’énorme auréole brunâtre sur le parquet clair.
– Vous êtes allergique au changement, c’est normal. Georges ? Veuillez nous apporter quelque chose à boire.
– Bien, Monsieur. Vous avez reçu un paquet. Je l’ai posé sur le fauteuil, car il n’y a plus de bureau.
– Excellent esprit d’adaptation, Georges. »

[Chronique] La dernière arche de Romain Benassaya

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« La végétation immobile donnait l’impression d’une masse spongieuse et habitée, d’un gigantesque ensemble de boursouflures et de replis dans lesquels se dissimulaient toutes sortes de monstres. De minuscule insectes qui s’infiltraient dans les poumons et grossissaient ensuite en aspirant le sang de leur victime. De larges prédateurs aux multiples mâchoires, rapides comme l’éclair. Un réservoir inépuisable d’hostilité. »