[Chronique] La cité des Saints et des Fous, de Jeff Vandermeer

la cité des saints et des fous

« Que peut-on dire d’Ambregris qui n’ait été déjà dit ? Le moindre quartier de la ville, si superflu qu’il paraisse, a un rôle complexe, voire équivoque, à jouer dans la vie de la communauté. Et j’ai beau me promener très souvent sur le boulevard Albumuth, l’incomparable splendeur de la cité ne cesse de se rappeler à moi, avec son amour des rituels, sa passion pour la musique, son inépuisable et magnifique cruauté »

[Chronique] L’antre, de Brian Evenson

L'antre

« Mes derniers souvenirs, les derniers avec un tant soit peu de clarté, concernaient autre chose, un autre corps, un autre endroit. Ou pas exactement un autre corps puisqu’il était très semblable à celui-ci sa copie quasi parfaite. Mon jumeau me menait à la tablature, ou alors c’est moi qui menait mon jumeau à la tablature – quelque chose n’est pas clair sur ce point. Je conduisais Unnr – à moins que ce ne soit Uttr que je conduisais et que moi j’étais Unnr, et puis…
C’est étrange. Je dois quand même bien savoir qui je suis ? »

[Chronique] La Mythologie viking, de Neil Gaiman

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« Il y avait certaines procédures que suivait Thor quand quelque chose n’allait pas. La première était de se demander si c’était la faute de Loki. Thor y réfléchit. Il ne croyait pas que même Loki aurait osé lui voler son marteau. Aussi adopta-t-il la procédure qu’il appliquait ensuite quand quelque chose n’allait pas : il partit demander conseil à Loki. »

[Chronique] A présent vous pouvez enterrer la mariée, d’Oren Miller

a present vous pouvez enterrer la mariée

«-  Je ne suis pas sûr d’aimer la nouvelle décoration, jugea t-il en détaillant du regard les impacts de balles dans les murs et les meubles, ainsi que l’énorme auréole brunâtre sur le parquet clair.
– Vous êtes allergique au changement, c’est normal. Georges ? Veuillez nous apporter quelque chose à boire.
– Bien, Monsieur. Vous avez reçu un paquet. Je l’ai posé sur le fauteuil, car il n’y a plus de bureau.
– Excellent esprit d’adaptation, Georges. »

[Chronique] La dernière arche de Romain Benassaya

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« La végétation immobile donnait l’impression d’une masse spongieuse et habitée, d’un gigantesque ensemble de boursouflures et de replis dans lesquels se dissimulaient toutes sortes de monstres. De minuscule insectes qui s’infiltraient dans les poumons et grossissaient ensuite en aspirant le sang de leur victime. De larges prédateurs aux multiples mâchoires, rapides comme l’éclair. Un réservoir inépuisable d’hostilité. »