[Chronique] Steam Sailors – tome 1 : L’Héliotrope, d’E.S. Green #PLIB2021

steam sailors
 
« Plus elle faisait leur connaissance, plus les pirates de L’Héliotrope la surprenaient. La plupart du temps, ils se montraient grossiers, orduriers et indélicats, mais ils étaient aussi des êtres complexes, des savants et des artistes émérites. Elle appelait ça le paradoxe du pirate. »

[Chronique] Célestopol 1922, d’Emmanuel Chastellière

Celestopol
 
« On disait qu’il se passait parfois des choses insolites à Célestopol. Après tout, la cité ne se trouvait pas sur Terre, mais bien sur la lune. On racontait que l’un pouvait entendre des voix étranges sur les canaux ; certains auraient pu jurer avoir vu des automates se comporter comme des humains. Et même que l’on pouvait confier son cœur amoureux à des mains de fer, sous la coupole de verre de la cité. »

[Chronique] Monstrueuse féerie, de Laurent Pépin

Monstrueuse féérie
 
« Il y a toujours une fenêtre que je laisse ouverte pour que les Monstres puissent entrer. Je ne le fais pas vraiment exprès. Mais tous les Monstres rentrent dans toutes les têtes  de la même façon : on les y invite. Parce qu’il y a quelque chose qui nous fascine, qui nous comble, ou du moins qui absorbe notre esprit logique en polarisant nos réflexions. Quand ils sont là, c’est trop tard. Ils ne sortent plus et la terreur grandit. »

[Chronique] Les Veilleurs, de Jean-Luc Bizien

Les Veilleurs

« La lune est ronde ce soir et ils sont tous là, dehors. Je peux deviner leur présence dans la rue, dans les égouts, dans les couloirs des bâtisses abandonnées. J’ai trouvé un abri pour la nuit. La porte est solide, personne ne la franchira. Peut-être même vais-je pouvoir dormir quelques heures et reprendre des forces. »

[Chronique] La ville sans vent – livre 2, d’Eléonore Devillepoix

la ville sans vent 2

« Hormis quelques paquets de neige tombés des palmiers morts, aucun mouvement n’avait agité le patio du palais royal depuis plusieurs décades. Le froid semblait avoir figé l’écoulement du temps, donnant à l’édifice l’allure d’une scène vide. Et comme toute scène vide, il paraissait attendre un spectacle. »