[Chronique] L’oiseau qui boit des larmes, de Lee Young-Do

Imaginez un monde partagé par une frontière invisible enfouie au cœur d’une forêt profonde. La Ligne sépare les Nagas, qui renoncent à leurs cœurs pour devenir immortels, des autres peuples élus : les Rekkons, immenses hommes-coqs à la force herculéenne, les enjoués Tokkebis, capables de manipuler le feu pour créer des illusions en ammées, et les Hommes, éternellement divisés. Dans cet univers où d’immenses poissons célestes abritent des cités effondrées, où des êtres-dragons peuvent se réveiller et des serpents communiquer à distance, un jeune Naga accepte une mission dont il ignore le sens. Il va devoir traverser la Ligne et gagner les périlleux territoires du nord. Un Éclaireur, un Destructeur et un Sorcier sont désignés pour l’escorter. Mais seuls ceux qui connaissent les secrets du monde savent que ce quatuor improbable a entre les mains le destin de l’humanité.

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[Chronique] Les dix mille portes de January, d’Alix E. Harrow

Les 10 mille portes de January

« Je me dirigeais vaguement vers le nord, en observant ces nouvelles étoiles et ces constellations inconnues m’adresser des clins d’œil malicieux. En réalité, je ne savais pas où j’allais – une petite maison en pierre sise sur les pentes de la colline la plus au nord n’était pas l’adresse la plus précise qui soit -, mais cela ne me semblait pas être un obstacle insurmontable. »

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[Chronique] La ville sans vent – livre 2, d’Eléonore Devillepoix

la ville sans vent 2

« Hormis quelques paquets de neige tombés des palmiers morts, aucun mouvement n’avait agité le patio du palais royal depuis plusieurs décades. Le froid semblait avoir figé l’écoulement du temps, donnant à l’édifice l’allure d’une scène vide. Et comme toute scène vide, il paraissait attendre un spectacle. »

[Chronique] La ville sans vent, d’Eléonore Devillepoix #PLIB2021

 
 –La ville sans vent

« Depuis qu’elle avait quitté le glacier en suivant les indications du serpent, Arka avait marché une journée à travers la plaine sans détacher ses yeux de la ville, comme un papillon attiré par une lumière. Hyperborée. La cité des mages, chaude comme un éternel été, et si riche qu’on la disait pavée d’or. »

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