[Chronique] Les attracteurs de Rose Street, de Lucius Shepard

Les attracteurs de rose street
 
« Je n’ai pas menti au Dr McGuigan : je ne sais rien hormis que je ne sais rien. Peut-être suis-je à cet égard pareil à tous les hommes, mais il me semble qu’ils sont inconscients de leur condition et, en conséquence, font montre d’une autorité dont je suis désormais incapable. »

[Chronique] A l’ombre du manoir – tome 1 : Les brumes vermeilles, de Lizzie Felton

a l'ombre du manoir
 
« Dès l’instant où elle avait franchi ses grilles, il lui avait semblé que toutes les horloges du monde s’étaient arrêtées de tourner. Que la Terre elle-même avait pris une pause. Elle avait compris que ce lieu était spécial et qu’il renfermait une magie palpable, où toute notion du temps s’effaçait. »

[Chronique] Le phare au corbeau, de Rozenn Illiano

Le Phare au corbeau
 
« Ce fantôme, ils ne l’ont jamais vu, à l’exception du petit Enzo qui, lui, l’oubliera de la même façon qu’on oublie un cauchemar de notre enfance. Moi, je me rappellerai pour toujours ses yeux morts, ceux qui ne voient pas, et son joli visage tordu par l’incompréhension et la rage. Elena figurera à jamais dans ma mémoire, au milieu de tous les autres, comme des photos collées dans un album. Parfois, j’aimerais qu’ils disparaissent. Ainsi que ma double vue. »

[Chronique] Mexican Gothic, de Silvia Moreno-Garcia

Mexican Gothic
 
« Le manoir, toujours si calme avec ses rideaux fermés, évoquait une vieille robe doublée de plomb. Tout y semblait lourd, même l’air ambiant, tandis qu’une odeur de renfermé hantait les couloirs. Un temple ou une église n’aurait pas donné plus envie de parler à voix basse et de mettre le genou en terre.  »

[Chronique] Widjigo, d’Estelle Faye

Widjigo
 
« Et je crois à la solitude, à la faim et à l’épuisement qui parfois changent les hommes en monstres. Qui nous dévorent et nous poussent à vouloir assouvir à notre tour des instincts insatiables. J’ignore s’il existe un dieu unique, un grand esprit ou un premier conte. Mais je suis certaine que nous portons en nous nos pires ennemis. »

[Chronique] Delius, une chanson d’été, de Sabrina Calvo

delius
 
« Après deux semaines de voyage éreintantes, Lacejambe revenait au bercail. S’il avait su quelle formidable aventure l’attendait, quel mystère monstrueux se profilait derrière l’ambiance ouatée de cette soirée d’été, quelle terrible conspiration cosmique il allait mettre à jour grâce à sa seule audace… il serait resté au lit. »

[Chronique] Feuillets de cuivre, de Fabien Clavel

Feuillets de cuivre
 
« Une bibliothèque, c’est une âme de cuir et de papier. Il n’y a pas meilleur moyen pour fouiller dans les tréfonds d’une psyché que de jeter un œil aux ouvrages qui la composent. La sélection, le rangement, le contenu, même la qualité de la reliure : tous les détails sont importants. »

[Chronique] Monstrueuse féerie, de Laurent Pépin

Monstrueuse féérie
 
« Il y a toujours une fenêtre que je laisse ouverte pour que les Monstres puissent entrer. Je ne le fais pas vraiment exprès. Mais tous les Monstres rentrent dans toutes les têtes  de la même façon : on les y invite. Parce qu’il y a quelque chose qui nous fascine, qui nous comble, ou du moins qui absorbe notre esprit logique en polarisant nos réflexions. Quand ils sont là, c’est trop tard. Ils ne sortent plus et la terreur grandit. »