« Considérer avec bienveillance tous les événements de sa vie lui permettrait d’atteindre une certaine forme de sérénité. Une tâche ardue, pour laquelle les ailes et le feu ne lui seraient plus d’aucun secours. »
« Madame, on peut tenir ferme face aux rois et aux prêtres, mais vivre, c’est avoir des incertitudes, des craintes. Gardez-les enfermées, et elles vous détruiront, pour ne laisser qu’une coquille dure, vide d’émotions. »
« Son espèce avait détruit la faune de la Terre avant de s’en prendre à ses colonies et finalement, n’ayant plus d’adversaires à sa mesure, elle s’était déchirée elle-même. Elle avait expliqué aux araignées que l’humanité ne supporte pas la concurrence – même s’il s’agit de son propre reflet. »
« Ce qu’elle a fait durant ces dernières hecto-heures a radicalement changé sa personne et sa situation. Thyra blêmit à l’idée que tout cela puisse être perdu. Si elle devait être ressuscitée à partir d’une capture synaptique, une part fondamentale d’elle même serait jetée aux oubliettes. Ce n’est pas elle qui revivrait, mais quelque chose d’autre. Une chose à laquelle elle ne s’identifie déjà plus.«
« François descendit lentement les marches, laissant à chaque pas ses yeux s’habituer à l’obscurité. Il devait dégager des deux mains les toiles d’araignées et chaque fil cassé lui donnait l’impression de briser les frontières du temps, de pénétrer dans les profondeurs des âges.«