[Chronique] Godkiller de Hannah Kaner

Godkiller
« Kissen believed in coincidences. Sometimes things happened for no reason at all, or because someone somewhere did something really stupid, usually someone with more noble blood and silver coin than brains. But as far as she was concerned, there was no such thing as destiny, and she was quite happy to tear any plans made by gods to pieces. Fate was a fairy story and a bullshit one at that; fate could get fucked and bother someone else. »

[Chronique] La vie invisible d’Addie Larue, de V.E. Schwab

Addie Larue
« Je ne suis pas un génie soumis à tes caprices déclare l’ombre en se décollant de l’arbre. Je ne suis pas non plus un vulgaire esprit de la forêt ravi d’accorder des faveurs en échange de babioles. Je suis plus fort que ton dieu et plus vieux que ton diable. Je suis la nuit privée d’étoiles, les racines sous la terre. Je suis à la fois promesse et potentiel. Quand il s’agit de jouer, c’est moi qui dicte les règles, choisi les pions et décide quand commencera la partie. Et, ce soir, je dis non. »

[Chronique] La dernière maison avant les bois, de Catriona Ward

la dernière maison avant les bois
« Alors que je pique du nez, les mots de l’homme-scarabée n’arrêtent pas de tourner dans ma tête. Quand on garde des secrets, on finit souvent par se sentir très seul. C’est bizarre parce que, d’une certaine manière, je suis très seul, mais, d’une autre, j’ai l’impression d’avoir toujours trop de monde qui me tient compagnie. »

[Chronique] L’épée, la famine et la peste, d’Aurélie Wellenstein

l'épée la famine et la peste
« C’était tout le paradoxe de leur époque : les monstres infestaient le royaume, les gens se voyaient frappés par de terribles malédictions, des villages entiers disparaissaient dans les toiles d’araignées, et pourtant, de petits miracles surgissaient ça et là, comme les dernières expirations d’un dieu mourant. »

[Chronique] La messagère, de Thomas Wharton

la messagère

« Tout en regardant brouter les rennes, il se demande comment ils font pour vivre ici. De la même manière que les animaux se sont toujours arrangés pour cohabiter avec nous, bien sûr. En subissant tout sans rien escompter. À leurs yeux, cet endroit terrifiant n’a rien de nouveau ni de différent ; ce n’est qu’une autre des funestes énigmes engendrées par les humains et qu’il faut endurer. Pour eux, le Parc et nous, c’est du pareil au même : une réalité inexplicable, inarrêtable. Une brèche crevant le cœur du monde et qui ne s’en ira jamais »
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[Chronique] Les contes suspendus, de Guillaume Chamanadjian

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« Il fallait que je reprenne mon identité. Que je clame qui j’étais. Et je n’étais pas un vaurien exilé dans une terre inhospitalière. Je n’étais pas une créature des tréfonds bannie de sa Cité. J’étais Nohamux de la Caouane. Et il me fallait un moyen de le hurler aux oreilles de ma Cité. »
 

[Chronique] L’enquêteur agonisant, de Leif GW Persson

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« Toi, Alf tu seras mon Sherlock. Moi je serai Mycroft, se dit Lars Martin Johansson. Mycroft Holmes, le grand frère de Sherlock, n’avait pas besoin de quitter son fauteuil pour élucider les affaires les plus complexes. Maintenant que Johansson passait le plus clair de son temps allongé dans un canapé, incapable d’aller au feu, ce rôle lui allait comme un gant. »