
Science-Fiction
[Chronique] 24 vues du mont Fuji, par Hokusai de Roger Zelazny

« En attendant, je bois le moment avec une grande gorgée d’air salé, en me disant que l’océan est l’océan, le pêcheur un pêcheur et le Fuji une simple montagne. Puis, lentement, j’expire… »
[Chronique] Calame, tome 2 : Les deux Royaumes, de Paul Beorn
[Chronique] Le Livre de M, de Peng Shepherd

–« Je voudrais tant que mes souvenirs soient restés dans un autre endroit de mon corps – n’importe où, les yeux, le bout des doigts, la plante des pieds. Les gens quand ils meurent ont si peur de perdre leur corps – mais à quoi ça sert un corps ? À rien. Le corps ne se souvient de rien. De rien du tout. Ce n’est pas le corps qu’on devrait avoir peur de perdre. »
[Chronique] Les employés, de Olga Ravn

–« Depuis que j’ai abouti ici, j’ai la certitude que je suis mort, mais que, dans mon cas particulier, on m’a laissé continuer à faire semblant. Je suis comme une plante qui est presque entièrement fanée, sauf une seule bouture verte qui est toujours vivante, et cette bouture, c’est mon corps et ma conscience, et ma conscience est comme une main, elle touche au lieu de penser. »
[Chronique] Les chroniques de St Mary – tome 4 : Une trace dans le temps, de Jodi Taylor

–« Personnellement, je pense que l’humanité est arrivée au terme de son développement. Nous détruisons la planète. Nous trouvons toujours de bonnes raisons de nous massacrer. Le mauvais dieu. La mauvaise couleur de peau. Le mauvais sexe. Pour tout dire, je suis surprise que l’Histoire, à force de supporter nos conneries, n’ait pas eu envie de brandir son épée enflammée pour tous nous renvoyer dans des cavernes enneigées, à nous nourrir de mammouth pas assez cuit. Et encore, c’est plus que ce qu’on mérite. »
[Chronique] Time Salvager, de Wesley Chu

–« Pas étonnant que ces humains se soient révélés si doués pour la guerre une fois dans l’espace. Ils s’étaient beaucoup entraînés sur Terre. »
[Chronique] Zone tampon, d’Isabelle Bauthian

–« C’est si facile d’oublier ce qui nous a conduits où nous en sommes. Je repense au conte d’hier soir. Combien d’innocentes provocations, combien de petits plaisirs, combien de subtiles transgressions, encore, avant que mon monde ne s’effondre comme l’a fait celui de mes ancêtres »
[Chronique] L’infernale Comédie, tome 2 : Purgatoire, de Mike Resnick

–« Je ne suis pas un monstre, Révérend. Bien sûr, j’espère que personne ne mourra et je ferai de mon mieux pour l’éviter… mais si une poignée d’entre eux doit mourir pour accomplir la destinée de Karimon, leurs héritiers n’en récolteront que plus tôt les bénéfices. »
[Chronique] Avant 7 jours, de Nelly Chadour

« Ce sourire qu’il offrait maintenant aux visiteurs de son fief, c’était celui précédant la morsure. À la flamme de la torche qu’il tenait entre les doigts épais de son énorme battoire, son râtelier flamboyait de reflets sanglants. »

