[Chronique] Le phare au corbeau, de Rozenn Illiano

Le Phare au corbeau
 
« Ce fantôme, ils ne l’ont jamais vu, à l’exception du petit Enzo qui, lui, l’oubliera de la même façon qu’on oublie un cauchemar de notre enfance. Moi, je me rappellerai pour toujours ses yeux morts, ceux qui ne voient pas, et son joli visage tordu par l’incompréhension et la rage. Elena figurera à jamais dans ma mémoire, au milieu de tous les autres, comme des photos collées dans un album. Parfois, j’aimerais qu’ils disparaissent. Ainsi que ma double vue. »

[Chronique] Mexican Gothic, de Silvia Moreno-Garcia

Mexican Gothic
 
« Le manoir, toujours si calme avec ses rideaux fermés, évoquait une vieille robe doublée de plomb. Tout y semblait lourd, même l’air ambiant, tandis qu’une odeur de renfermé hantait les couloirs. Un temple ou une église n’aurait pas donné plus envie de parler à voix basse et de mettre le genou en terre.  »

[Chronique] Les maîtres enlumineurs – tome 2 : Le retour du hiérophante, de Robert Jackson Bennett

Les maîtres enlumineurs 2

« J’ai déjà vu cela bien des fois. Et j’ai vu cette idée échouer bien plus souvent qu’elle n’a triomphé. La soif de contrôle d’un empereur survivra toujours au désir d’équité et d’idéal d’un moraliste. Et même si vous réussissez, ce sera en utilisant des avantages qui seront par la suite employés pour façonner de nouvelles hiérarchies, de nouvelles élites. »

[Chronique] Widjigo, d’Estelle Faye

Widjigo
 
« Et je crois à la solitude, à la faim et à l’épuisement qui parfois changent les hommes en monstres. Qui nous dévorent et nous poussent à vouloir assouvir à notre tour des instincts insatiables. J’ignore s’il existe un dieu unique, un grand esprit ou un premier conte. Mais je suis certaine que nous portons en nous nos pires ennemis. »

[Chronique] L’infernale Comédie, tome 2 : Purgatoire, de Mike Resnick

Purgatoire
 
« Je ne suis pas un monstre, Révérend. Bien sûr, j’espère que personne ne mourra et je ferai de mon mieux pour l’éviter… mais si une poignée d’entre eux doit mourir pour accomplir la destinée de Karimon, leurs héritiers n’en récolteront que plus tôt les bénéfices. »

[Chronique] Quitter les monts d’automne, d’Emilie Querbalec

quitter les monts d'automne
 
« Dans cette société où aucune expression écrite n’était autorisée, on vénérait les conteurs comme des demi-dieux – et en vérité, ne l’étaient-ils pas un peu? Tels des oracles sacrés, ils donnaient vie et forme à des histoires assoupies dans les méandres invisibles du Flux, gardiens d’une mémoire aussi vieille que l’humanité. »