
adulte
[Chronique] Johannes Cabal, tome 1 : Le Nécromancien, de Jonathan L. Howard
[Chronique] Le Livre de M, de Peng Shepherd

–« Je voudrais tant que mes souvenirs soient restés dans un autre endroit de mon corps – n’importe où, les yeux, le bout des doigts, la plante des pieds. Les gens quand ils meurent ont si peur de perdre leur corps – mais à quoi ça sert un corps ? À rien. Le corps ne se souvient de rien. De rien du tout. Ce n’est pas le corps qu’on devrait avoir peur de perdre. »
[Chronique] Capitale du Nord – tome 1 : Citadins de demain, de Claire Duvivier #PLIB2022

–« – Ce sont des pensées tout à fait naturelles, même si elles vous viennent bien précocement. Quand j’avais trente ans, je me figurais être un balourd par rapport au vif jeune homme de vingt ans que j’avais été ; et aujourd’hui, je souhaiterais tellement me montrer aussi perspicace que l’était ce balourd… C’est une illusion. Ce n’est pas votre esprit qui s’engourdit, c’est le monde autour de vous qui vous apparaît progressivement dans toute sa complexité ; un processus qui ne cessera qu’à votre mort. S’en inquiéter est plutôt sain, mais cela ne doit pas vous paralyser. »
[Chronique] Les employés, de Olga Ravn

–« Depuis que j’ai abouti ici, j’ai la certitude que je suis mort, mais que, dans mon cas particulier, on m’a laissé continuer à faire semblant. Je suis comme une plante qui est presque entièrement fanée, sauf une seule bouture verte qui est toujours vivante, et cette bouture, c’est mon corps et ma conscience, et ma conscience est comme une main, elle touche au lieu de penser. »
[Chronique] Gagner la guerre, de Jean-Philippe Jaworski

–« Je me suis fait avoir. Je suis devenu un héros. Il faut dire que j’ai pas fait dans la dentelle, et que j’ai payé assez cher mes laurier. Du coup, on a brodé un paquet de contes sur mon dos ; et dans un sens ça se comprend. C’est le genre d’évènement qui répand un long frisson de frousse le long des artères de la ville et qui marque durablement les cervelles… »
[Chronique] Les chroniques de St Mary – tome 4 : Une trace dans le temps, de Jodi Taylor

–« Personnellement, je pense que l’humanité est arrivée au terme de son développement. Nous détruisons la planète. Nous trouvons toujours de bonnes raisons de nous massacrer. Le mauvais dieu. La mauvaise couleur de peau. Le mauvais sexe. Pour tout dire, je suis surprise que l’Histoire, à force de supporter nos conneries, n’ait pas eu envie de brandir son épée enflammée pour tous nous renvoyer dans des cavernes enneigées, à nous nourrir de mammouth pas assez cuit. Et encore, c’est plus que ce qu’on mérite. »
[Chronique] Les Embrouillaminis, de Pierre Raufast

–« Ces derniers temps, j’en voulais au destin. Je me posais beaucoup de questions sur les dieux, sur notre libre arbitre. L’image du couteau de Ruben me hantait : « le choix n’existe pas, c’est une illusion. » Et s’il était dans le vrai ? »
[Chronique] Les attracteurs de Rose Street, de Lucius Shepard

–« Je n’ai pas menti au Dr McGuigan : je ne sais rien hormis que je ne sais rien. Peut-être suis-je à cet égard pareil à tous les hommes, mais il me semble qu’ils sont inconscients de leur condition et, en conséquence, font montre d’une autorité dont je suis désormais incapable. »
[Chronique] A l’ombre du manoir – tome 1 : Les brumes vermeilles, de Lizzie Felton

–« Dès l’instant où elle avait franchi ses grilles, il lui avait semblé que toutes les horloges du monde s’étaient arrêtées de tourner. Que la Terre elle-même avait pris une pause. Elle avait compris que ce lieu était spécial et qu’il renfermait une magie palpable, où toute notion du temps s’effaçait. »

