[Chronique] La ville sans vent – livre 2, d’Eléonore Devillepoix

la ville sans vent 2

« Hormis quelques paquets de neige tombés des palmiers morts, aucun mouvement n’avait agité le patio du palais royal depuis plusieurs décades. Le froid semblait avoir figé l’écoulement du temps, donnant à l’édifice l’allure d’une scène vide. Et comme toute scène vide, il paraissait attendre un spectacle. »

[Chronique] Les bras de Morphée, de Yann Bécu

les bras de morphée

« J’insiste, c’est une méprise, je bémolise, je m’aplatis, je me rétracte. Il secoue la tête comme je l’ai fait mille fois face à un élève pris à tricher, et s’éloigne en soupirant. Je viens probablement d’échapper à une baffe pédagogique d’anthologie. À retenir : ne pas sous-estimer les abrutis. Ils restent nos lointains cousins. »

[Chronique] L’attrape-malheur – tome 1 : Entre la meule et les couteaux de Fabrice Hadjadj

l'attrape malheur

« Son amour a été trop de fois trahi pour qu’il puisse aimer ou regretter qui ou quoi que ce soit. Le dernier coup lui a fait si mal à l’âme que son âme en est comme anesthésiée, tombée dans une nuit où elle aurait perdu jusqu’au souvenir de la lumière. »

[Chronique] Lake ephemeral, d’Anya Allyn

 
lake ephemeral

« A première vue, la vallée semblait un  lieu sauvage de merveille et de liberté. Les cinq enfants qui y vivaient pouvaient faire ce que bon leur semblait […]. Je ne me sentais plus seule, parce que j’étais comme eux. Parce qu’ici je pourrais être libre. Mais Lake Ephemeral n’était pas un paradis. »

[Chronique] La machine – tome 1, de Katia Lanero Zamora

 
La machine

« Vian imagina une tout autre sorte de fête, faite de bière et de poussière, pour célébrer l’ère nouvelle qui se levait sur Panîm après des années d’affrontement : la Machine avait cessé de n’être qu’une idée, elle était devenu un parti et ce parti était un rival de taille pour les prochaines élections. »

[Chronique] Les chroniques de St-Mary – tome 3 : Une seconde chance, de Jodi Taylor

St Mary 3

« Newton affirme que le Temps est comme une flèche qui ne peut jamais dévier de sa trajectoire. Einstein affirme que le Temps est comme une rivière qui serpente, coulant tantôt lentement, tantôt rapidement. Maxwell, lorsqu’elle a passé toute la nuit à réfléchir au lieu de dormir, affirme que le Temps est comme des ronds dans l’eau, s’étendant dans toutes les directions. Dons le passé. »