[Chronique] Ordo d’Anthony Combrexelle #PLIB2021

 
Ordo

 

 

« Ton Imago te permet de te substituer aux regards, le mien de tordre les perceptions, chuchota t-il à son oreille… alors qu’il se trouvait en face d’elle, à plusieurs mètres de là. Je peux jouer avec tes sens, les tordre pour que tu sentes une odeur de brûlé à la place d’une rose, que tu manges une délicieuse mousse au chocolat constituée de tes excréments, que tu me vois où je ne suis pas, que tu entendes une voix qui n’est pas la mienne ou que tu te tires dessus en pensant que tu vises quelqu’un autre… »

[Chronique] Sous les sabots des dieux, de Céline Chevet #PLIB2021

Sous les sabots des dieux
 
« Ne te fais pas d’ennemis, reste loyale. Ne deviens pas le bambou qui ploie au gré du vent soir fière comme l’érable, droite et incorruptible, et lorsque tu te briseras sous les bourrasques d’une politique qui nous dépasse, les Cieux sauront reconnaître ton inflexibilité comme une vertu. »

[Chronique] Trouver l’enfant, de Rene Denfeld

trouver l'enfant
 
« Elle apprit que le monde était un lieu solitaire, car lorsqu’on pleurait personne ne venait. Elle apprit que le monde était un lieu incertain, car un moment on était quelqu’un, et l’instant suivant on atterrissait sur la tête, complètement étourdi, et on se réveillait dans un rêve. Elle apprit que le monde était un lieu redoutable, rempli de choses imaginaires, car c’était la seule façon d’expliquer ce qu’il s’était passé. »

[Chronique] La ville sans vent, d’Eléonore Devillepoix #PLIB2021

 
 –La ville sans vent

« Depuis qu’elle avait quitté le glacier en suivant les indications du serpent, Arka avait marché une journée à travers la plaine sans détacher ses yeux de la ville, comme un papillon attiré par une lumière. Hyperborée. La cité des mages, chaude comme un éternel été, et si riche qu’on la disait pavée d’or. »

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[Chronique] Carnaval, de Ray Célestin

Carnaval
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« Ces explications n’avaient pas empêché la presse de présenter le Tueur à la hache comme un être surnaturel capable de traverser les murs. La Nouvelle-Orléans était déjà superstitieuse en temps normal, mais désormais, une bonne partie de la ville s’imaginait être la proie d’une sorte de créature démoniaque. »

[Chronique] Vilain chien, de Morgane Caussarieu

 –Vilain Chien

« Survivre seul. A tout juste dix ans. Un travail à temps plein, un travail d’adulte, et on ne l’y avait pas préparé. C’était arrivé du jour au lendemain. Comme si Mom, même si elle était restée, était aussi partie avec P’pa. qu’elle avait démissionnée de son poste de Maman. Qu’elle faisait juste semblant d’être encore là… »

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[Chronique] Confessions d’un automate mangeur d’opium, de Fabrice Colin et Mathieu Gaborit

 
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Condession dun automate

« Que faisions-nous là, à nous extasier devant les arcades des portiques, le frises pleines de fantasies et les perspectives en trompe-l’œil, alors qu’un meurtrier rongé de désespoir rôdait quelque part dans la foule, le goût du sang sur es lèvres métalliques ? »

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[Chronique] Carne, de Julia Richard #PLIB2020

 
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Carne

« J’attrape mon téléphone au fond de ma poche. J’ai les doigts noirs d’hémoglobine, mais tant pis. Pas d’appel en absence. Ma femme et mon fils dorment, et j’ai un cadavre sur les bras. La ville entière roupille pendant que je vais devoir me débarrasser du corps. La totalité du pays pionce, et je l’ai planqué dans un buisson en attendant de creuser une tombe. C’est dingue. Et je vais même pas pouvoir le raconter à mes collègues demain. »

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[Chronique] Le Fort intérieur et la sorcière de l’île Moufle, de Stella Benson

Le Fort intérieur
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« Je trouve que bien des gens n’arrivent pas à utiliser le mot « fondu » sans y ajouter « comme neige au soleil ». Ces personnes ont l’esprit confus, comme un jardin semé d’un tas d’expression dans le vent. Le dragon avait d’ailleurs dit « à quel point », sans pour autant qualifier le point en question ; un manque de précision qui expliquerait son problème d’autorité. »

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[Chronique] Le Roi sombre, d’Oren Miller

Le Roi sombre
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« Le respect des droits fondamentaux avait, ici, des allures d’instrument de torture, et une bonne vieille septicémie aurait été plus humaine. Mais comme le lieu de détention d’Ed était parfaitement entretenu, voire un tantinet immaculé, il avait plus de chances de croiser Dieu dans sa cellule qu’un microbe. Il deviendrait donc un vieux dingue en excellente santé. »

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