[Chronique] Une Valse pour les grotesques, de Guillaume Chamanadjian

Johann von Capriccio est un jeune étudiant en obstétrique et ciroplaste de talent à l’université de Schattengau, ville fondée par le savant-astrologue Mirabile. Les mannequins anatomiques de Johann attirent un jour l’attention de Catherine von Grunewald, femme du margrave. Celle-ci le fait convoquer afin de lui montrer l’enfant dont elle a accouché quelques mois auparavant dans le plus grand secret. Corne, queue, sabots de bouc : l’enfant présente toutes les caractéristiques d’un faune.

En compagnie d’une mercenaire et de l’héritière de Mirabile, Johann va tenter de comprendre les mystères de Schattengau, ville nichée au cœur des Alpes, dont l’université attire les esprits les plus brillants, tandis que les puissants de l’Empire germanique se pressent dans le palais du margrave Von Grunewald. Depuis cinq cents ans, c’est un haut-lieu du savoir. Étudiants et habitants la font vivre sous le patronage des grotesques, statues de pierre représentant des créatures des folklores européens, sculptées par le fondateur de cette ville où l’art et la science prennent vie à l’insu des habitants.

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[Chronique] La Trilogie baryonique, tome 1 : La Tragédie de l’orque de Pierre Raufast

La tragédie de l'orque

2173. L’humanité se remet progressivement de la grande migration climatique qui a décimé sa population. Le progrès scientifique est au point mort. Seule perspective possible : mettre la main sur les gisements d’antimatière qui doivent se cacher quelque part dans l’espace. A cette fin, des mineurs d’espace-temps génèrent des trous de ver pour explorer les strates de l’Univers. Sara et Slow sont ainsi embarquées dans le module Orca-7131. Mais une avarie improbable transforme cette mission de routine en catastrophe. Une expédition de la dernière chance s’organise alors – une tentative de sauvetage qui va peut-être marquer le retour de la denrée devenue la plus rare : l’espoir.

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[Chronique] Cochrane vs Cthulhu, de Gilberto Villarroel

Cochrane vs Cthulhu

Avril 1815. Fort Boyard. Le capitaine Eonet jubile : il vient de capturer l’ennemi numéro un de Bonaparte, Lord Cochrane. Mais l’officier français n’est pas rassuré. Est-ce que le célèbre marin écossais ne se serait pas laissé prendre, afin de pénétrer la forteresse et d’y espionner les troupes de l’Empereur ? Alors que commence un patient face-à-face entre les deux hommes de guerre, d’étranges créatures lancent un assaut sur la garnison. D’où viennent ces monstres ? Pourquoi attaquent-elles le fort ? Et si elles annonçaient le réveil d’une bête plus ancienne encore, terrifiante, cosmique : Cthulhu ?

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[Chronique] Les contes suspendus, de Guillaume Chamanadjian

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« Il fallait que je reprenne mon identité. Que je clame qui j’étais. Et je n’étais pas un vaurien exilé dans une terre inhospitalière. Je n’étais pas une créature des tréfonds bannie de sa Cité. J’étais Nohamux de la Caouane. Et il me fallait un moyen de le hurler aux oreilles de ma Cité. »
 

[Chronique] Mort aux geais !, de Claire Duvivier

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« Je le lus aussi dans ses yeux quand nous nous revîmes. Quelque chose allait se passer. Yonas portait cette imminence autour de lui, elle planait au-dessus de sa tête Et, dès lors au-dessus de la mienne Une masse de douleur à la fois sourde, muette et aveugle, dont nous ne pouvions parler. Une machine infernale.

[Chronique] La maison enchantée d’Agathe Sanjuan

 
La maison enchantée
 
« Les deux dernières pièces, aveugles, avaient succédé à la première entièrement ouverte sur la ville, mais à la manière d’un aquarium : un monde intérieur artificiel, fabriqué de la main de l’homme, et qui donnait l’illusion d’une fluidité naturelle, d’une évidence tout en maintenant ses visiteurs prisonniers dans leur cage dorée. Peut-être n’était-elle ici qu’un spécimen de plus qu’une divinité observait dans sa déambulation candide. » 

[Chronique] Capitale du Nord – tome 1 : Citadins de demain, de Claire Duvivier #PLIB2022

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« – Ce sont des pensées tout à fait naturelles, même si elles vous viennent bien précocement. Quand j’avais trente ans, je me figurais être un balourd par rapport au vif jeune homme de vingt ans que j’avais été ; et aujourd’hui, je souhaiterais tellement me montrer aussi perspicace que l’était ce balourd… C’est une illusion. Ce n’est pas votre esprit qui s’engourdit, c’est le monde autour de vous qui vous apparaît progressivement dans toute sa complexité ; un processus qui ne cessera qu’à votre mort. S’en inquiéter est plutôt sain, mais cela ne doit pas vous paralyser. »