[Chronique] Le Puits des mémoires – tome 1 : La traque, de Gabriel Katz

Le puits des mémoires
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« Le sens du contact n’était pas le fort du lanceur de couteaux, il le savait parfaitement. Nils était fait d’un bloc et, lorsqu’ils sortait de son mutisme, son caractère aux angles aigus se heurtait à toute forme de diplomatie. La seule fois qu’il avait tenté de mener une négociation, il avait tué deux hommes. »

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[Chronique] [anatèm] – tome 1, de Neal Stephenson

Anatèm
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« Je recroisai fraa Orolo en fin d’après-midi alors qu’il sortait d’une salle de craie , nous devisâmes au milieu des niches emplies de pages. Je n’eusse pas fait l’erreur de lui demander à quoi il avait voulu en venir avec son étrange débat sur la cosmographie, à la lumière du jour. Dès lors qu’il avait décidé de professer de cette façon, il n’était plus possible de lui arracher une réponse directe. »

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[Chronique] Ban Man, de Dathan Auerbach

Bad Man
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« C’était la fonction essentielle de l’espoir, après tout. Anesthésier. Adoucir la réalité, la brouiller juste assez pour nous permettre de continuer à la regarder en face et à avancer, guidés par la conviction que le sol sous nos pas ne peut pas être entièrement recouvert en verre pilé. Et quand on s’aperçoit qu’il l’est – nos plantes de pied réduites à l’état de charpie sanguinolente -, on oublie ce qui nous a poussé jusque-là. »

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[Chronique] Testament – tome 1 : L’héritière de Jeanne-A Debats

L'héritière
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« Tous les soirs, Denis arrivait avec la « souris blanche » : une blondinette, la plupart du temp, parfois une rousse, mais blond vénitien comme on dit. Les brunes ne se rendent pas comptent de la chance qu’elles ont de compter pour des prunes, parfois. Quant aux décolorées, je ne suis pas loin de penser qu’elles méritaient ce qui leur arrivait : lorsqu’on torture ses cheveux à ce point-là, on doit s’attendre au pire. »

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[Chronique] Les ferailleurs – tome 1 : Le château, d’Edward Carey

Les ferrailleurs
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« La demeure des Ferrayor, notre château, notre palais, était construit, je le voyais maintenant, non pas avec des briques et du mortier, mais avec du froid et de la douleur, ce palais était un édifice de méchanceté, de noires pensées, de souffrances, de cris, de sueur et de crachats. Ce qui collait le papier peint sur nos murs, c’étaient des larmes. Quand notre demeure pleurait, elle pleurait parce que quelqu’un d’autre dans le monde se souvenait de ce que nous lui avions fait. »

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