[Chronique] La Millième nuit, d’Alastair Reynolds

Dans plusieurs millions d’années…
Ayant essaimé à travers l’ensemble de la Galaxie, l’humanité s’est divisée en une myriade de cultures et civilisations adaptées à des contraintes environnementales et des modes de vie aux variétés pour ainsi dire sans limites. Ainsi en est-il de la Lignée Gentiane, mille clones immortels ou presque, issus d’une souche unique, qui arpentent les étoiles depuis des centaines de milliers d’années. Si, au fil du temps, chaque membre de la Lignée s’est singularisé, explorant et poursuivant ses intérêts propres, tous les deux cent mille ans, selon une antique tradition œcuménique, l’étrange fratrie se réunit pour partager ses expériences, souvenirs et projets – des célébrations grandioses qui culminent lors de la Millième Nuit. Jusqu’à ce qu’un grain de sable ternisse les dernières retrouvailles… Un détail, une anomalie insignifiante derrière laquelle pourrait bien se cacher un complot à l’échelle proprement astronomique…

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[Chronique] Simulacres martiens, d’Eric Brown

Londres, 1907. Dix ans après la reddition terrienne.
Alors que l’humanité vit sous la férule de ses conquérants, Gruvlax-Xenxa-Schmee, vice-ambassadeur de Mars en Grande-Bretagne, vient frapper à la porte du 221b, Baker Street. Il faut dire que l’affaire est d’importance, et quand les maîtres de la Terre vous réclament, se dérober n’est pas une option. Ainsi le docteur Watson et le plus célèbre des enquêteurs humains, Sherlock Holmes, se trouvent-ils propulsés au sein d’une enquête épineuse, dans les méandres désertiques de la Planète Rouge, avec pour compagnon nul autre que l’impétueux professeur Challenger. Leur mission ? Résoudre une énigme improbable et assurer la paix entre les mondes. À moins qu’un terrifiant secret ne se dissimule derrière les intentions prétendument louables des nouveaux seigneurs de la Terre. Car après tout, sur Mars, les apparences peuvent s’avérer trompeuses…

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[Chronique] Le maître, de Claire North

Le maître

De nos jours. Ici, ailleurs et partout.
Le haut joueur connu sous le surnom d’Argent a défié la Maîtresse des Jeux elle-même : le temps du Grand Jeu est advenu, et comparé à lui, tous les autres sont désormais dérisoires. Le monde entier s’en trouve réduit aux dimensions d’un échiquier, avec en guise de pièces des groupes mafieux, des armées officielles, des gouvernements, des nations…  Et pour prix de cette partie sans égale, la réponse à la question qui les contient toutes : à qui échoira la Maison des Jeux ? 

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[Chronique] Le voleur, de Claire North

 
La maison des jeux 2
Depuis des siècles, il existe un établissement mystérieux connu sous le nom de Maison des Jeux. Un établissement qui accueille deux loges. Dans la basse, des fortunes se font et se défont face à un échiquier, devant une table de backgammon ou n’importe quel autre jeu. Ceux que favorisent la chance ou le talent sont parfois invités à concourir dans la haute loge… Là, le jeu se déroule à l’échelle d’un pays, les pièces du plateau sont de véritables individus, les cartes impliquent la manipulation de véritables personnes ; dans cette loge, les enjeux sont des souvenirs, des compétences, des années de vie… voire bien davantage encore.
 
Bangkok, 1938. Remy Burke, membre de la haute loge, reprend conscience après une nuit trop arrosée et se souvient qu’il a parié avec Abhik Lee, joueur redoutable, un bien précieux : sa mémoire. Le jeu qui déterminera le vainqueur ? Une partie de cache-cache, Lee ayant un mois pour trouver Burke ; après quoi les rôles seront inversés. Le plateau de jeu ? La Thaïlande toute entière. Burke doit donc se cacher comme il le peut… ce qui n’est pas chose aisée quand on est un Européen à la forte carrure. D’autant que Lee dispose de tous les moyens possibles pour traquer sa proie…

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[Chronique] Le fini des mers, de Garnder Dozois

le fini des mers
« Leurs yeux rouges dardaient des regards inquisiteurs partout. Ils se faufilaient à l’aveugle avec des gestes alanguis, posés, gracieux. Aussi beau que dangereux, ils souriaient, aimables, affables, et ils feraient des meurtriers aimables, affables : ils tueraient calmement, amicalement, presque affectueusement. »