[Chronique] Pandemonium, d’Aurélie Mendonça #PLIB2019

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« Le visage de Lucifer devient un masque glacé. Sans un mot, il fait un pas en arrière. Sans sa proximité qui semblait me soutenir à elle seule, je sens mes jambes trembler et je m’effondre en me demandant ce m’attend, à présent. Le Dieu des Enfers Punitifs émet un claquement de langue agacé, puis plaque sur ses lèvres un sourire aussi terrifiant qu’ironique. »

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[Chronique] Shâhra, de Charlotte Bousquet #PLIB2019

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« Elle découvre avec surprise qu’une poussière d’ocre rouge recouvre sa peau. Instinctivement, elle frotte ses paumes contre ses joues, ses paupières, ne laissant qu’une mince ligne pourpre au milieu de sa figure, une ligne qui la coupe en deux, deux parties distinctes, l’une blanche comme la mort, l’autre noire comme la vie. Elle reconnaît la marque d’Azr’Khila, la Déesse aux deux visages. »

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[Chronique] Le cœur perdu des automates, de Daniel H. Wilson

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« Très vite, je comprends que je suis moi aussi une chose, en ce monde. Mais pas comme la poupée qui continue à écrire avec l’obstination aveugle de l’eau qui coule vers l’aval. Non, je suis… autre chose. Différent de cet homme évanoui, constitué de chair douce.
D’une certaine façon, je suis. Et je dois l’avouer, c’est une étrange chose que d’être. »

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[Chronique] L’enfant de poussière, de Patrick K. Dewdney

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« De loin, à travers le filtre de l’épouvante, me parvenaient une douleur diffuse – la poigne écrasante des gardes silencieux – et l’odeur familière de la sueur rance et du métal. Le vent s’engouffrait dans la geôle en miaulant comme un félin fantomatique, me glaçant jusqu’aux os tandis que l’on me portait vers l’extérieur. Je plissai les yeux face au rectangle lumineux qui découpait au bout du tunnel, et dont l’éclat était si intense qu’il m’était douloureux. »

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[Chronique] Ash Princess de Laura Sebastian

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« J’accorde un dernier regard au miroir de ma coiffeuse. Les cendres pleuvent déjà en abondance sur mes joues, sur mon nez, les maculant. Le fard rouge dont j’ai peint mes lèvres ressemble à un baiser de sang. Sous le sang, sous la cendre, je reconnais des fragments, des expressions de ma mère, qui me rend mon regard, mais avec une haine, une rage qu’elle n’a jamais eu à connaître. Je n’en suis pas mécontente. »

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