[Chronique] La forêt des araignées tristes de Colin Heine

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« Il était et resterait un être moyen. Vivant une existence moyenne, semblable à celle de millier d’autres qui naissaient, passaient et disparaissaient sans que la terre en gardât de véritables traces Il côtoyaient leurs semblables, les marquaient et les façonnaient, s’en faisaient parfois aimer et regretter, mais même les regrets finissent un jour par s’estomper, remplacés par l’impérieux de l’existence, l’immédiat du quotidien qui vous prend, vous emmène et vous fait tout oublier. »

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[Chronique] L’Envolée des Enges, de Claire Krust

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« La plupart des adolescents baissèrent la tête, mais une excitation sordide s’était d’ores et déjà emparée de leurs jeunes esprits. La mort exerçait sur eux un attrait qui n’avait d’égal que leur ignorance, leur curiosité et leur insensibilité enfantine. Tout ce qui pouvait les faire sortir de leur quotidien et y apporter un peu de piment était bienvenu, quand bien même ce fût un quintuple assassinat. »

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[Chronique] L’Enchanteur de Stephen Carrière

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« Stan et moi, on est d’accord sur une chose : ce qu’il a accompli, et la façon dont je le raconte, à la fin c’est un seul et même acte de création. C’est l’inverse d’un mensonge. Cela ne se résume pas à photoshoper la réalité. Si je me bornais à énumérer les faits, ils seraient amputés des intentions, des non-dits, de l’émerveillement et de la terreur, ils ignoreraient leur propre causes, et une suite de faits débiles ne fait pas la vérité. »

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[Chronique] Les Questions Dangereuses, de Lionel Davoust

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« Le lecteur féru d’histoire se rappellera que le XVIIe siécle constituait à tous égards l’âge d’or de la noblesse d’esprit ; en guerre comme dans les rues, l’on se battait et l’on mourrait encore de manière civilisée, la Réponse coincée dans la gorge, un élégant filet de sang coulant par les tympans, la cervelle vidée par une Question assassine »

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[Chronique] Le lecteur de cadavres, d’Antonio Garrido

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« Les mois passant, Ci apprit à distinguer les blessures accidentelles de celles produites dans l’intention de tuer ; à discerner entre les coupures produites par les haches de celles causées par des dagues, des couteaux de cuisine, des coupe-coupe ou des épées ; à faire la différence entre une pendaison et un suicide […]. Il découvrir que les procédés employés pour assassiner étaient le plus souvent grossiers et instinctifs quand les mobiles obéissaient à la jalousie, à la fureur ou à une brusque dispute, mais qu’ils augmentaient en raffinement et en ruse lorsqu’ils avaient pour origine l’obsession et la préméditation. »

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