
« Je vais écrire ces jours enfuis. Une histoire de peur et de néant, mais aussi de rires et de lumière. Les premiers n’existent pas sans les seconds, c’est une éternelle dualité. »

« Je vais écrire ces jours enfuis. Une histoire de peur et de néant, mais aussi de rires et de lumière. Les premiers n’existent pas sans les seconds, c’est une éternelle dualité. »

« Il fallut des heures pour le descendre de là, et quand enfin il fut en bas, il ordonna qu’on lui trouve cent bûcherons, non, mille bûcherons, non tous les bûcherons des Troyaumes ! En tout et pour tout, on mis mit la main sur onze bûcherons seulement, les autres ayant déjà du travail ailleurs ou invoquant leur jour de repos, le droit du travail, les conventions collectives et cetera. »
–« L’homme aime la lumière du jour, la multitude des villes, la chaleur, le bruit, le parfum, la compagne des femmes. Les djinns sont des êtres de la nuit, du froid, des solitudes désertes. L’homme se nourrit de viande, le djinn se contente des os. »

« Mon regard s’égare sur Perche-Lune, le village de mon enfance, tout entier ravagé par les flammes dévorantes Autrefois pleines de vie, les maisons calcinées ne sont plus désormais que des tombeaux Savaient-ils à l’époque, tous ces gens qui vivaient ici, que j’allais être l’artisan de leur destruction ? »

« Premièrement, garder les portes. Veiller à la propreté et à la sécheresse des caches. Obéir à la lithomnésie. Prendre les décisions difficiles. Peut-être alors, à la fin de la Saison, restera-t-il des gens pour se rappeler à quoi devrait ressembler la civilisation. »

« La peur rampa sous sa peau. Une peur bien différente de celle du monde des esprits. Il s’était toujours dit qu’il finirait emporté par un requin fantôme ou pourfendu par la corne d’os d’un narval, bref, une fin éclatante à la mesure d’un exorciste, or, ce qui se profilait à présent, c’était une mort misérable, foudroyé par la pétoire d’un voleur. »

« Mike Stilth, c’est vous, c’est nous, c’est moi. La star est devenue un symbole, une étoile de plus à punaiser sur le drapeau rapiécé du rêve américain. Salir Stilth, c’est nous salir tous. Nous renvoyer à nos propres faiblesses, nos propres failles, nos propres démons. »

« J’attends les prophéties. Douces prophéties, pleines de vérités. Nous devons entortiller nos propres fils, trancher ceux qui porteraient atteinte à nos desseins, coudre et tisser. J’ai l’intuition que les ténèbres vont vaincre. Je sais que la neige recouvrira le monde. »

« Le problème, c’est leur disparition subséquente avant que tout soit accompli.
– C’est-à-dire ?
Ils disparaissent, vous dis-je, avant le mariage et on ne les retrouve plus. Ni morts, ni vivant, plus un seul.
– Des Roméo et Juliette de Schrödinger en quelque sorte »

« Il y a le monde tel qu’on l’imagine, tel qu’on l’espère, et le monde réel, Harry. Le jour où l’on comprend cela, on cesse d’être un enfant. »