[Chronique] Roi Sorcier, de Martha Wells

Kaiisteron, prince démon incarné parmi les humains, et son amie Ziede, sorcière de son état, se réveillent inhumés dans un tombeau abandonné au beau milieu de l’océan. Sans aucun souvenir d’y être venus…
À coups d’invocations et de possessions mentales, ils remontent la piste d’une autre disparition inquiétante, celle de Tahren Stargard, l’épouse de Ziede. Ce sera le fil rouge de leur quête, puisque Tahren doit elle aussi jouer un rôle crucial dans le renouvellement des alliances politiques en cours, en tant que représentante de son peuple, les Bienheureux immortels.

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[Chronique] La Guilde des queues de chats morts, de P. Djèli Clark

Eveen est morte. Ou plutôt morte-vivante. Depuis qu’elle a été réanimée et qu’elle a rejoint la guilde des Queues de chats morts, elle sert la déesse Aeril, Matrone des assassins, en tant que tueuse à gages. Assassins dont le serment le plus important exige que tout contrat accepté soit honoré, sous peine de s’attirer les foudres divines. Alors voilà Eveen bien embarrassée lorsqu’elle doit éliminer une jeune fille… qui lui ressemble trait pour trait.
« Quoi ? murmura la fille.
— Tu es moi, dit Eveen, qui peinait toujours à y croire elle-même. Par les nibards de feu d’Aeril, je serais bien en peine de l’expliquer, mais… tu es moi ! »
Un divertissement jubilatoire et une enquête à tiroirs dont Phenderson Djèlí Clark a le secret.

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[Chronique] L’Ost céleste, d’Olivier Paquet

Patriarche redouté et banquier le plus influent de la république de Jirone, Eugen de Basfortt intrigue pour éliminer tout ce qui peut menacer son pouvoir dans la ville.
La position de la reine des Francheterres, Indira IV, n’est pas aussi assurée ; elle dont le règne est contesté par sa cousine depuis le premier jour, et qui doit se soumettre aux règles de la Monarchie dans son archipel.
Déchirée entre son devoir et ses désirs, Indira IV doit apprendre qui elle est, pour quoi et pour qui elle se bat. Elle peut toutefois compter sur un guide depuis l’autre côté de l’océan : Eugen de Basfortt, avec lequel elle entretient une correspondance secrète.

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[Chronique] Le démon de Maître Prosper, de K.J. Parker

Le démon de maitre prosper

« Je crois que vous n’allez pas beaucoup m’aimer. Je fais des choses terribles. À mes ennemis, à mes alliés, à moi-même. Dans la manœuvre, je sauve bon nombre d’inconnus (entre cinq et dix par semaine) du pire sort qui puisse frapper un être humain. J’aimerais dire que je me comporte ainsi parce que je fais partie des gentils, mais vous me perceriez aussitôt à jour. »

Hourra ! La grande-duchesse d’Essen attend un fils. Quel dommage que le petit soit déjà possédé par un démon.

Un humour aussi acerbe que son narrateur, un génie à la Léonard de Vinci et Machiavel, un exorciste sans cœur : tout ce qu’il faut pour un roman aussi malin que jouissif.

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[Chronique] Migrant, de Marina & Sergueï Diatchenko

Migrant

« Bienvenue sur Raa, dit un homme émacié d’une quarantaine d’années, un moustachu au teint hâlé. Je suis l’officier des services de l’immigration. »
Et Krokodile, Andreï Stroganov pour l’état civil, d’apprendre qu’à sa demande il a été « soustrait » à son existence sur Terre par un mystérieux Bureau universel de migration. À sa demande vraiment ? Et pourquoi ? Il ne se souvient de rien.
Reste qu’il va lui falloir s’adapter dans une société dont il ignore les codes. S’adapter… ou plutôt s’affirmer. En commençant par revendiquer le statut de citoyen à part entière alors qu’il est sommé d’accepter celui de « dépendant » comme tous les migrants. Le temps des choix est venu. Jusqu’à celui qui l’engagera pour la survie de ce monde qui n’est pas le sien, un monde suspect de dépendre lui-même d’êtres ou de forces qui le régiraient à leur gré.

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[Chronique] Kra : Dar Duchesne dans les ruines de l’Ymr, de John Crowley

Kra
 
« Oiseau de mort. Memento mori, comme l’appelait parfois le Frère dans l’autre langue, la langue spéciale. Mais c’était eux, les Humains, qui s’intéressaient à la mort. Ce que voulait une Corneille, c’était vivre : elle le voulait dans un repli si profond de son être qu’on ne pouvait ni le trouver, ni le nommer, ni en parler. »