
« L’amour est un requin envers ceux qui ne le vivent pas. »

« La culpabilité l’assaillit presque aussitôt comme un rapace fondant sur sa proie. La culpabilité d’éprouver ce sentiment de liberté illégitime et interdit d’allégresse. »

« Sol m’a dit, bien plus tard, des années après, quand elle m’a cédé le Carthagène, que la principale qualité d’un capitaine, d’un grand capitaine, ce n’était ni la force ni le courage. Ni même une brillante vision stratégique, une connaissance étendue de l’espace, ou une endurance à toute épreuve. Non, ce qui faisait un capitaine, avant tout, c’était sa capacité à entraîner les autres dans son rêve. […] Et je l’ai suivi, même quand le rêve est devenu cauchemar. »

« Il dépassa plusieurs croisements et s’enfonça plus profondément dans les entrailles de la ville. La lampe jetait des ombres effrayantes autour de lui, mais il ne craignait pas ces mirages sombres. Il était la personne la plus à craindre dans ces tunnels, il en était conscient. »

« Ne te désole pas, Crafty. Ce qui est mort ici n’est pas mort pour toujours, tu le sais. C’est mourir qui est dur et douloureux. Cette épreuve est passée ; maintenant, ils attendent simplement le moment de s’éveiller à nouveau. »

« Certaines familles attirent la tragédie comme des aimants. D’après mon expérience, ceux qui ont le plus souffert sont généralement les premiers à souffrir de nouveau. Le sort. Parfois il s’acharne et c’est comme ça. »

« On a beau être cajolés, traités avec déférence, nous restons souvent de simples prisonniers de nos faiblesses, n’est-ce pas ? Nos liens sont parfois invisibles, mais ils sont bel et bien présents. La loyauté s’achète et la liberté se refuse. »

« Le lecteur féru d’histoire se rappellera que le XVIIe siécle constituait à tous égards l’âge d’or de la noblesse d’esprit ; en guerre comme dans les rues, l’on se battait et l’on mourrait encore de manière civilisée, la Réponse coincée dans la gorge, un élégant filet de sang coulant par les tympans, la cervelle vidée par une Question assassine »

« Les mois passant, Ci apprit à distinguer les blessures accidentelles de celles produites dans l’intention de tuer ; à discerner entre les coupures produites par les haches de celles causées par des dagues, des couteaux de cuisine, des coupe-coupe ou des épées ; à faire la différence entre une pendaison et un suicide […]. Il découvrir que les procédés employés pour assassiner étaient le plus souvent grossiers et instinctifs quand les mobiles obéissaient à la jalousie, à la fureur ou à une brusque dispute, mais qu’ils augmentaient en raffinement et en ruse lorsqu’ils avaient pour origine l’obsession et la préméditation. »

« Je me suis demandé s’il existait un élément, ou un gène, capable de faire réagir tout notre corps, indépendamment de ce que notre cerveau nous dit. Se pouvait-il que nous soyons liés – scientifiquement – à une autre personne ? »