
« La jeune fille regretta aussitôt sa parole. Que lui prenait-il ? Elle était là, assise sur un banc, à converser familièrement avec la Peste. Et voilà, en prime, qu’elle promettait de lui faire des cadeaux. »

« La jeune fille regretta aussitôt sa parole. Que lui prenait-il ? Elle était là, assise sur un banc, à converser familièrement avec la Peste. Et voilà, en prime, qu’elle promettait de lui faire des cadeaux. »

« Ceux-là s’arrogent un pouvoir qui ne devrait jamais être à notre portée. Nul ne doit disposer de la vie d’un autre. Et nul ne doit non plus condamner quelqu’un pour ce qu’il est. »

« Nous avons laissé la couleur derrière nous. Tout est gris même le vert des lichens. […] Si la montagne voulait nous entraîner dans un piège, elle ne s’y prendrait pas autrement. »

« Iliade pensait que la littérature était le plus puissant des boucliers, ce qui ne l’empêchait pas de trébucher sur les pavés ou de percuter les promeneurs parce qu’elle déambulât le nez dans les bouquins. »

« Quand j’y pense, j’ai la nausée. Parce que j’ai honte et parce que ça me dégoûte, mais aussi parce que je sais que le mal existe et qu’il peut prendre les traits de l’amour de manière si convaincante qu’il rend les gens aveugles. »

« Je triche. J’esquive, je danse, encore et toujours. Je me raconte des histoires, je prétends que je ne me souviens plus des noms, des détails, alors qu’en fait si. C’était vrai à l’époque et ça l’est toujours. Je me souviens de tous les noms. »

« Il peut se produire des trucs comme ça dans un espace étroit, des farces quantiques. Le temps est ici comme de l’eau qui coule parfois vers le haut. Cet espace étroit peut très bien être le résultat d’une action qui n’a pas encore été effectuée. »

« Le faste s’affichait à tous les coins de rue, le long de chaque avenue. Mais ces visions mirifiques pourraient-elles toucher l’automate, quand le vieux gardien lui-même ne les regardait plus que d’un œil indifférent, privé de tout émerveillement ? »

« J’ai compris que s’élever au-dessus des siens ne se fait pas par l’exercice du pouvoir et l’usage de la violence, mais en apprenant à aimer les vicissitudes de son destin. Vous autres, fils des batailles, partez au combat en craignant d’être tués, blessés, perdus. Nous, femmes de Longemar, risquons la capture, la souillure, le rejet, le mépris de ceux qui pensent que le combat n’est qu’une affaire de muscles. »

« Pour moi, il n’est ni dieu, ni animal. Il est l’essence de la forêt, de la mousse, des champignons, des animaux, des arbres et des plantes. Quand il est avec moi, la forêt entière est aussi avec moi. »