[Chronique] Vert-de-Lierre, de Louise Le Bars #PLIB2020

Vert-de-Lierre
 –

« Sa beauté était purement littéraire à mes yeux, et servait avec grâce l’emploi des adjectifs les plus poétiques. Elle possédait cette silhouette d’héroïne romantique, cette présence ciselée par la plume, cette intensité exacerbée par les silences de la page, que même l’écriture de l’écrivain le plus talentueux ne pouvait rendre avec fidélité. »

Lire la suite

[Chronique] Ban Man, de Dathan Auerbach

Bad Man
 –

« C’était la fonction essentielle de l’espoir, après tout. Anesthésier. Adoucir la réalité, la brouiller juste assez pour nous permettre de continuer à la regarder en face et à avancer, guidés par la conviction que le sol sous nos pas ne peut pas être entièrement recouvert en verre pilé. Et quand on s’aperçoit qu’il l’est – nos plantes de pied réduites à l’état de charpie sanguinolente -, on oublie ce qui nous a poussé jusque-là. »

Lire la suite

[Chronique] Chroniques des cinq trônes – tome 1 : Moitiés d’âme, d’Anthelme Hauchecorne #PLIB2020

 –

Moitiés d'âme.jpg

« Son regard rencontra celui de la Bête. Celle-ci ne possédait point de prunelles. Seulement deux puits ténébreux, au fond desquels brillaient de froides étoiles. Les yeux sont le miroir de l’âme, disait-on. Au fond des siens couvait la colère de Dame Hölle. »

Lire la suite

[Chronique] Les Noces de la renarde, de Floriane Soulas #PLIB2020

20191218_103837
 –

« Malgré la révélation tant attendue, elle ne pouvait s’empêcher de ressasser les dernières paroles de la vieille femme. Les noces de la renarde. Elle sentait qu’il y avait quelque chose dans ces quelques mots, un sens caché qui lui échappait. Quelque chose d’important dont elle ne faisait qu’effleurer la surface. »

Lire la suite

[Chronique] Skin Trade, de George R.R. Martin

20191218_104620.jpg
 –

« Les yeux dans le miroir étaient bleu clair. Parfois, quand le dégel du printemps était terminé et que la rivière avait retrouvé sa place dans son lit, on pouvait trouver des mares stagnantes le long du rivage, des eaux mortes séparées du courant, des zones à l’air fétides, immobiles et froides ; on se demandait alors si elles étaient profondes, et s’il y avait quelque chose qui vivait là, dans cette obscurité. C’était le genre d’yeux qu’il avait; profondément enfoncés dans un visage sombre aux joues creuses, encadré par des cheveux bruns qui tombaient, longs et raides, sur ses épaules. »

Lire la suite