
« Je devrais vous parler un peu du lycée, car je me rends compte à quel point le meurtre est lié à ce lieu. »

« Je devrais vous parler un peu du lycée, car je me rends compte à quel point le meurtre est lié à ce lieu. »

« J’étais dans un tel état d’hébétude qu’un bref instant, je réussis à me persuader que malgré les bandes ternes sur mes avant-bras et la faiblesse de ma volonté, le sort avait fonctionné et qu’un animal de puissance me rejoignait. Certes, il courait, ce n’était donc pas un faucon, mais… »

« Je ne me souviens pas du jour où on m’a tatoué. Je ne me souviens de rien avant mon arrivé à la Napola de Rufach. Or je ne suis pas né là-bas. On ne naît pas dans une école, même si elle est immense, même si elle est un monde à part, clos, hermétique. On y arrive. On y est envoyé. Parce qu’on est orphelin. »


« Respirer. Ne plus penser à rien. Sentir sous ses doigts le manche rugueux de la hache, planter son talon dans le sable de l’arène, fermer les yeux et attendre. Oublier le murmure de la foule, la chaleur qui montait du sol, le claquement des bannières au sommet des gradins. Se recueillir, comme pour une prière. »

« La chute me parut interminable, comme dans un abysse sans fin. Les tympans vrillés par un sifflement désagréable ; le crâne compressé dans un gant de fer. J’étouffais, suffoquais, assaillie par des flots incessants qui s’immisçaient par ma bouche et mon nez. »

« Dans un monde qui réclamait des ponts et des mains tendues, les Cyniks s’entouraient de murs et préparaient la guerre. Il faut croire qu’on ne refait pas l’homme, se dit Tobias avec amertume. »

« Il se souvint d’un proverbe indien que Sandji lui répétait à loisir quand ils étaient à Oxford : « Il y a une quantité incroyable de gouttes d’eau qui ne font pas déborder le vase. » »