
« Mais un incendie ravageur avait déjà repris possession des pensées de la jeune femme, entraînant avec lui ses hordes de cadavres carbonisés et déformés. La puissance destructrice de cette vision l’empêchait d’envisager la moindre issue. »

« Mais un incendie ravageur avait déjà repris possession des pensées de la jeune femme, entraînant avec lui ses hordes de cadavres carbonisés et déformés. La puissance destructrice de cette vision l’empêchait d’envisager la moindre issue. »

« Olsen avait l’etrange sensation d’être une mouche
dans un nid de frelons. Un intrus. Une tumeur a extraire
d’un corps déjà malade »

« Inutile pourtant de le dire à haute voix. Si Kaev avait retenu quoi que ce soit de ses années dans la peau d’une brute au cerveau amoché, c’était que les mots sont plus susceptibles de vous faire obstacle que de bous donner un coup de main. »

« Dans la cuisine, il alluma la lumière et poussa un cri étouffé. La porte donnant du jardin était ouverte sur un noir de tombe, plus noir qu’une nuit ordinaire ne pouvait l’être, un grand vide dans lequel les épis de maïs s’agitaient comme les vagues d’un océan prêts à les engloutir, lui et la maison tout entière… »

« Je devrais vous parler un peu du lycée, car je me rends compte à quel point le meurtre est lié à ce lieu. »

« J’étais dans un tel état d’hébétude qu’un bref instant, je réussis à me persuader que malgré les bandes ternes sur mes avant-bras et la faiblesse de ma volonté, le sort avait fonctionné et qu’un animal de puissance me rejoignait. Certes, il courait, ce n’était donc pas un faucon, mais… »

« Je ne me souviens pas du jour où on m’a tatoué. Je ne me souviens de rien avant mon arrivé à la Napola de Rufach. Or je ne suis pas né là-bas. On ne naît pas dans une école, même si elle est immense, même si elle est un monde à part, clos, hermétique. On y arrive. On y est envoyé. Parce qu’on est orphelin. »


« Respirer. Ne plus penser à rien. Sentir sous ses doigts le manche rugueux de la hache, planter son talon dans le sable de l’arène, fermer les yeux et attendre. Oublier le murmure de la foule, la chaleur qui montait du sol, le claquement des bannières au sommet des gradins. Se recueillir, comme pour une prière. »