[Chronique] Carne, de Julia Richard #PLIB2020

 
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Carne

« J’attrape mon téléphone au fond de ma poche. J’ai les doigts noirs d’hémoglobine, mais tant pis. Pas d’appel en absence. Ma femme et mon fils dorment, et j’ai un cadavre sur les bras. La ville entière roupille pendant que je vais devoir me débarrasser du corps. La totalité du pays pionce, et je l’ai planqué dans un buisson en attendant de creuser une tombe. C’est dingue. Et je vais même pas pouvoir le raconter à mes collègues demain. »

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[Chronique] Le Fort intérieur et la sorcière de l’île Moufle, de Stella Benson

Le Fort intérieur
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« Je trouve que bien des gens n’arrivent pas à utiliser le mot « fondu » sans y ajouter « comme neige au soleil ». Ces personnes ont l’esprit confus, comme un jardin semé d’un tas d’expression dans le vent. Le dragon avait d’ailleurs dit « à quel point », sans pour autant qualifier le point en question ; un manque de précision qui expliquerait son problème d’autorité. »

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[Chronique] Le Roi sombre, d’Oren Miller

Le Roi sombre
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« Le respect des droits fondamentaux avait, ici, des allures d’instrument de torture, et une bonne vieille septicémie aurait été plus humaine. Mais comme le lieu de détention d’Ed était parfaitement entretenu, voire un tantinet immaculé, il avait plus de chances de croiser Dieu dans sa cellule qu’un microbe. Il deviendrait donc un vieux dingue en excellente santé. »

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[Chronique] La maison dans laquelle, de Mariam Petrosyan

la maison dans laquelle
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« La Maison, c’est une succession de murs dont la peinture n’en finit pas de s’écailler. C’est aussi d’interminables volées de marches étroites. Des moucherons qui dansent sous les lanternes des balcons. L’aurore au bois de rose qui caresse les rideaux. […] La Maison, c’est un petit garçon qui s’enfuit à travers les couloirs déserts, un petit garçon constamment couvert de bleus, qui s’endort pendant les cours et se voit affubler d’une multitude de surnoms : Céphalopode, Destrier, Sauterelle ou bien Trace d’Aveugle – vu qu’il ne le quitte pas d’une semelle et marche dans ses pas. Lorsque quelqu’un pénètre dans la Maison, celle-ci commence par braquer sur lui un angle de mur tranchant comme une lame. Ensuite seulement, le visiteur peur en franchir le seuil. »

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[Chronique] Les enfants d’Aliel – tomes 2 et 3, de Sara Schneider

les enfants d'aliel
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« Dans ces eaux-là, les bourrasques envoient de gigantesques coups de pied dans la coque. Si on ne tremble pas de froid, on est ébranlé jusque dans ses os par les chocs. La peur engourdit les marins aussi sûrement que la glace. Le bruit, d’abord, ressemble aux hurlements de mille écorchés vifs. Nulle cachette, pas même en fond de cale, ne vous épargne les cris du vent. »

[Chronique] Nos Futurs, (anthologie) – Imaginer les possibles du changement climatique

 
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Nos futurs

« Il est aisé de comprendre que, sans changement radical de nos modes de vie ni une gestion responsable de la démographie, l’humanité devra faire face à une prodigieuse crise hydrique à la fois environnementale, alimentaire, sanitaire, économique et politique. »

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