[Chronique] La Trilogie de Licanius, tome 3 : Le Bord du monde, de James Islington

Le bord du monde

Peut-on échapper au destin ? La chaîne d’événements déclenchés voilà plus de deux mille ans approche de son moment de vérité. La barrière d’énergie qui enferme Talan Gol n’a jamais été aussi près de tomber, et si cela advient, plus rien n’empêchera alors l’entité prétendant se nommer El de provoquer, suivant les avis, la destruction ou la rédemption du monde. Le royaume d’Andarra tremble sans savoir par où le coup va frapper. Sinon du nord, de Desriel à l’ouest, de Nesk au sud ? À moins que l’ennemi ne soit déjà à l’intérieur ?

Assaillis par les Vénérâts, emprisonnés ou tenus d’agir à couvert, Davian, Caeden et leurs amis se trouvent en très mauvaise posture. Il leur faudra pourtant trouver encore bien des trésors de courage pour continuer. Comprendre les imbroglios temporels, dont une partie des clés réside peut-être dans une cité impossible. Faire la part des choses entre le bien et les tromperies du mal. Soulever les derniers secrets et, par-delà la peur et les larmes, avec l’aide de l’épée Licanius, affronter le sort.

MON avis

Après un long résumé des deux premiers tomes, absolument utile, mais qui demande une bonne dose de concentration face à la complexité des évènements, le troisième tome de la Trilogie de Licanius démarre un an après les évènements de fin du tome 2. On retrouve par alternance Davian, Wirr, Asha et Caeden, tous éparpillés de leur côté et luttant comme ils peuvent pour refermer le Bord du monde. 

Ce troisième tome prépare la conclusion de la série et j’ai eu le sentiment que James Islington était beaucoup plus à l’aise dans le déroulement de son intrigue et savait maintenant exactement où il allait. Contrairement au tome 2 parfois confus et pas toujours facile à lire, ce troisième tome est fluide et tous les éléments de résolution se mettent en place petit à petit de manière bien plus limpide – à tel point qu’on se demande parfois s’il était nécessaire de compliquer autant l’intrigue dans le tome précédent ! J’ai le sentiment que James Islington aurait pu arriver au même point de manière moins confuse sans pour autant altérer le suspense de son intrigue. Néanmoins, il y a un certain plaisir à arriver au bout de cette intrigue complexe et à voir les personnages arriver également au bout de leur destin. Car s’il y a un point très réussi dans cette trilogie, ce sont les personnages.

C’est un vrai plaisir dans ce tome 3 de retrouver Davian, Wirr, Asha et Caeden, de suivre leurs combats chacun de leur côté jusqu’aux retrouvailles attendues et au dénouement. J’ai particulièrement apprécié suivre Davian, emprisonné dans un monde très particulier dont l’ambiance est très bien retranscrite. Je suis également toujours autant impressionnée par le personnage de Caeden et par son évolution. C’est un personnage complexe dont l’essence même interroge sur ce qui fait l’humanité. Malgré la distance qui sépare les personnages pendant une grande partie de l’intrigue, leurs liens sont toujours aussi forts et se ressentent à la lecture les rendant attachants et humains. Les personnages ont ainsi une aura tangible qui permet de maintenir une grande tension tout au long du récit et jusqu’au dénouement. Si ce dernier tome est moins surprenant, car on possède enfin toutes les cartes pour comprendre l’univers, la tension et l’envie de connaître les épreuves par lesquelles les personnages devront encore passer donne toujours un rythme à l’intrigue et l’envie de connaître la suite. On ne ressent donc pas la longueur de ces 726 pages qui sont passionnantes grâce à la richesse de l’intrigue et les enjeux toujours aussi forts. 

Finalement, le dénouement de la trilogie est satisfaisant. Rien n’est trop facile, les personnages doivent faire des choix difficiles, la fin est nuancée comme il le faut et apporte quelques derniers rebondissements permettant de relier tous les éléments entre eux. J’ai donc pris un grand plaisir à découvrir cette trilogie qui mériterait une relecture, car je suis certaine que je pourrais encore découvrir de nombreuses facettes de cet univers. 

très bonne lecture

Roman reçu en service de presse de la part des éditions Leha que je remercie

D’autres avis : L’ours inculteDe livres en livres

Dans la même série : L’ombre du savoir perdu (tome 1) et Un écho du futur (tome 2)


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La Trilogie de Licanius, tome 3 : Le Bord du monde
Auteur :
James Islington
Traduction : Sara Doke
Couverture : Dominick Saponaro 
Maison d’édition : Leha
Genre : Fantasy
Publication :  28 mars 2024
Nombre de pages : 726
pages 
Prix : 26 € (broché) /14,99 € (numérique)
 
 

2 réflexions sur “[Chronique] La Trilogie de Licanius, tome 3 : Le Bord du monde, de James Islington

  1. Avatar de tampopo24 tampopo24 21 juillet 2024 / 22 h 31 min

    Je finis les Capitales du Nord et du Sud et je m’attaque à Licanius la semaine prochaine !

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