
On continue le repérage des sorties littéraires de ce début d’année 2026 avec un mois de février encore bien chargé en nouveautés, mais aussi en rééditions que ce soit en poche ou en grand format.
Les sorties en grand format
Beaucoup de sorties grand format me tentent en février et il y aura particulièrement cinq incontournables pour moi à savoir les deux sorties des éditions L’atalante, le nouveau Brandon Sanderson, le nouveau M.L Wang (mais je dois lire le précédent d’abord) et The Book of love chez Albin Michel Imaginaire. Mais il y en a beaucoup d’autres sur lesquels je risque de craquer dans cette sélection, il y a vraiment de belles sorties en février.
Elles se marièrent de Pascaline Nolot, éditions Plume blanche, 3 février

« Jadis, quelque part : Brune reprend conscience dans les ténèbres, au bord d’un fossé. Elle ne sait pas pourquoi elle se trouve là, et ignore ce qui lui est arrivé. Dans sa tête résonnent d’atroces cris lui indiquant qu’un événement horrible s’est produit. Y a-t-elle assisté ou, pire, y a-t-elle participé ? Malgré son appréhension, elle tente de rassembler ses souvenirs pour tout clarifier…
De nos jours, ailleurs : Anya vit avec ses parents et son frère. Cette lycéenne mène une existence tranquille et épanouie parmi les siens… jusqu’au moment où son père lui annonce qu’elle va devoir épouser un parfait inconnu. Comment sa famille peut-elle ainsi la sacrifier ? L’adolescente, désespérée, cherche à échapper à cet avenir dont elle ne veut pas… À travers les époques, leurs deux destinées vont se répondre, se confondre… Pour le meilleur et pour le pire. »
Memory Palace de Léa Cuenin, éditions Rivages, 4 février

Secrètement installée dans une base spatiale oubliée, une équipe s’attelle à un ultime projet avant l’effondrement qui s’annonce. Elles sont quatre : Claudia, ex-astronaute ; Kae, high-technicienne anarchiste ; Ruth-Lee, paléobotaniste ; et Denisova, journaliste en exil. Avec l’aide de Memory Palace, intelligence artificielle aux intentions insondables, elles s’apprêtent à encapsuler la mémoire de la Terre et propulser ces archives vers les étoiles, dans l’espoir qu’un jour quelqu’un les découvre et les lise. Mais le compte à rebours est lancé et la fin est imminente. L’arrivée de Nowy, jeune rebelle et hackeuse prodige, risque de bouleverser leur mission. Parviendront-elles à la mener à son terme ? Quelle trace de l’humanité laisseront-elles ?
Blood over bright haven de M.L. Wang, traduit par Emmanuel Chastellière, éditions Calix, 4 février

La magie a un coût, quelqu’un doit payer… Sciona a consacré chaque instant de sa vie à la magie afin de devenir la première femme haut mage. Lorsqu’elle parvient enfin à accomplir l’impossible, elle comprend que le vrai combat ne fait que commencer. Ses nouveaux collègues sont prêts à tout pour l’humilier, comme lui attribuer un concierge au lieu d’un véritable assistant. Mais ni Sciona ni ses pairs ne savent que cet homme taciturne, Thomil, était autrefois un chasseur nomade, seul survivant de sa tribu. Ensemble, mage et étranger découvrent un terrible secret qui pourrait tout changer… ou leur coûter la vie.
Le Livre des heures perdues de Hayley Gelfuso, traduit par Agnès Jaubert, éditions Hauteville, 4 février

En 1938, à Nuremberg, vit Ezekiel Levy, un horloger juif, qui raconte chaque soir à sa fille, Lisavet, l’histoire de l’espace-temps et de ses gardiens aux montres magiques. Un simple conte… Mais lors de la tragique Nuit de Cristal, Ezekiel met Lisavet à l’abri dans l’espacetemps, une bibliothèque renfermant tous les souvenirs de l’humanité. Il ne reviendra jamais la chercher… Lorsqu’elle comprend que des nazis s’introduisent dans l’espace-temps pour détruire des livres, et ainsi réécrire l’Histoire, elle s’érige en résistante contre l’oubli et sauve tout ce qu’elle peut. Dix ans plus tard, sa rencontre avec Ernest Duquesne, un espion américain, chamboule sa vie et lui laisse entrevoir le monde qu’elle a laissé derrière elle. Il l’entraîne alors sur une voie qui pourrait bouleverser l’Histoire à tout jamais.
Les Sœurs démentes d’Esi de Tashan Mehta, traduit par Mathilde Montier, éditions L’atalante, 5 février

Connaissez-vous la forme que prend la folie ?
Deux sœurs, Myung et Laleh, sont les gardiennes de la baleine-univers de babel. Elles explorent ses chambres cosmiques, se racontent des histoires et louent la Grande Wisa – leur créatrice. Pour Laleh, leur mission est toute sa vie. Pour Myung, ce n’est pas assez. Laleh s’épanouit au rythme du chant insouciant de la baleine quand sa sœur n’entend que le silence. Des questions existentielles la tourmentent : y a-t-il d’autres gens, quelque part ? Qui est la Grande Wisa, et pourquoi les a-t-elle créées ? Alors Myung quitte la baleine de babel pour naviguer sur la « mer noire » et explorer ses « îles » aux formes changeantes. Leur séparation va changer le monde.
Au Nord est la nuit d’Emily Rath, traduit par Gaspard Hui, éditions Sabran et PAL, 5 février

Dans les contrées reculées de la Finlande sauvage, les dieux semblent avoir abandonné les humains. Pour Siiri et Aina, amies d’enfance inséparables, l’arrivée de l’hiver promet de dures privations, et les rumeurs qui courent sur la disparition de plusieurs filles des environs assombrissent encore ce long crépuscule. Lorsqu’elles sont attaquées par un être maléfique qui n’est autre que la déesse du royaume des morts, Siiri assiste impuissante à l’enlèvement d’Aina. Prisonnière d’un funeste destin, cette dernière doit déjouer les pièges de la cruelle Reine-Sorcière pour s’échapper. Pendant ce temps, Siiri remue ciel et terre pour sauver son amie, cheminant vers le nord en quête du chaman légendaire qui pourra l’aider. Mais cet hiver n’a pas livré tous ses secrets, et les desseins des dieux sont aussi noirs que la nuit…
Les Enfants de la Forêt aux rennes de Kristín Ómarsdóttir, traduit par Jean-Christophe Salaün, éditions Zulma, 5 février

Dans un pays sans nom se niche la ferme des Enfants de la Forêt aux rennes. Là, des poupées prennent vie, un pantin désarticulé écrit un traité de philosophie et un ancien danseur étoile vient réparer son cœur brisé. Et puis il y a Billie, qui tente de naviguer dans le monde curieux des adultes. C’est sans compter sur l’arrivée de Rafael, qui ne veut plus être soldat. Qui est-il, ce jeune homme qui a toujours rêvé d’être fermier et de tenir une poule dans ses bras ? Peu à peu, Billie et Rafael s’apprivoisent. Pourtant, quelque part au-delà des montagnes, une guerre se déroule toujours. Bientôt d’étranges visiteurs pointent le bout de leur nez : Pétur le parachutiste malchanceux, deux inspecteurs des impôts un peu trop zélés, une nonne peut-être espionne ou encore Isak le berger. Gare à ceux qui osent troubler la solitude des Enfants de la Forêt aux rennes !
Queen of faces de Petra Lord, éditions Lumen, 5 février

Un démon donne naissance à un ange. Un idiot, à un génie. Et d’un pion naîtra une reine.
Prisonnière d’un corps qu’elle n’a pas choisi et qui la tue à petit feu, Anabelle Gage n’a plus qu’un an à vivre. Son dernier espoir pour obtenir un nouveau corps – et en bonne santé, celui-là ? Intégrer Parangon, la prestigieuse école de magie de Caimor. Mais quand elle échoue à l’examen d’entrée, elle décide en dernier recours de voler un châssis tout neuf au nez et à la barbe des pires criminels du pays. Prise sur le fait par nul autre que le directeur de Parangon, Ana se voit offrir un choix qui n’en est pas vraiment un : être exécutée pour son crime ou travailler comme mercenaire pour le vieux mage… et peut-être obtenir une place à l’académie. Touchant du doigt son rêve, elle se résout alors à enchaîner les missions et à faire équipe avec une étrange bande de dangereux renégats. Bientôt, pourtant, Ana va être entraînée dans une machination qui la dépasse, sur fond de révolte contre l’élite de la nation, de résurgence de magie noire et de montée des eaux implacable. Fantasy et ambiance dark academia sont au rendez-vous de ce premier roman de Petra Lord, qui explore des thèmes comme l’identité et le genre avec un message fort : le plus important reste encore d’écrire soi-même la suite de son histoire.
Les Oubliés de Greenborough, de Sarah Beth Durst, traduit par Robin Bouder, éditions Verso, 6 février

De toute sa vie, Elisa ne s’est jamais autorisée à passer plus de dix mois au même endroit, ni à nouer de véritables relations. Et pour cause, une malédiction frappe toutes les femmes de sa famille : si Elisa a le malheur de s’enraciner quelque part, elle se changera en arbre. Jusqu’au jour où elle échoue dans une petite ville du Massachusetts appelée Greenborough. Des forces mystérieuses semblent y être à l’œuvre, empêchant certains habitants de partir. C’est pourtant là qu’elle espère trouver enfin les réponses à ses questions et changer son destin. Pour survivre, Elisa va devoir percer à jour les secrets qui entourent sa famille depuis plusieurs générations…
Intelligence criminelle de Thomas R. Weaver, traduit par Dominique Haas, éditions Verso, 6 février

Nous sommes en 2050.
Notre intelligence nous a conduit au bord du gouffre. Alors qu’une catastrophe climatique sans précédent ravage la planète, l’humanité n’a plus qu’une solution radicale pour éviter l’effondrement : confier son destin à un dirigeant global, chargé de la guider à travers l’apocalypse annoncée. Deux candidats s’affrontent pour ce pouvoir absolu. Lockwood, ancien président des États-Unis. Solomon, première intelligence artificielle politique de l’Histoire. Quand la créatrice de Solomon est retrouvée assassinée, le journaliste d’investigation Marcus Tully comprend que cette élection n’est qu’une façade : quelqu’un tire les ficelles. Alors que la rumeur d’un complot mondial enflamme les nations, Tully découvre bientôt que son enquête en cache une autre. Car ce n’est plus seulement l’issue de l’élection qui est en jeu, mais ce qui définit l’humanité : sa liberté.
Chroniques d’un dieu boiteux de Joan-Lluis Lluis, traduit par Juliette Lemerle, éditions Les Argonautes, 6 février

Héphaïstos, dieu du feu, des forgerons et des volcans, dernier survivant des habitants de l’Olympe, erre parmi les mortels et brasse les époques, dans un monde qui ne croit plus en lui. Fils d’Héra, il est dès l’origine marqué par l’abandon et la disgrâce : précipité du sommet divin à cause de sa difformité, il incarne un paradoxe fascinant, celui d’un dieu vulnérable, boiteux, mais doté d’un génie créatif inégalé.
L’avant-poste de Dmitry Glukhovsky, traduit par Raphaëlle Pache, éditions Robert Laffont, 9 février

À la suite d’une guerre civile destructrice, des régions entières sont contaminées et les rivières empoisonnées. Egor vit enfermé dans un avant-poste qui marque la frontière de l’État de Moscovie. Son beau-père, commandant du poste, lui rend la vie difficile, et la belle Michelle ne s’intéresse pas à lui. Egor rêve du monde au-delà du pont ferroviaire, de l’autre côté du fleuve. Personne n’a traversé ce pont depuis des décennies. Jusqu’à aujourd’hui… Qui est cet homme en provenance de l’autre rive. Que se passe-t-il de l’autre côté du pont ?
Les Anges de Nyrheim de Christian Léourier, éditions Critic, 11 février

Gogmagog de Jeff Noon et Steve Beard, éditions La Volte, 12 février

Arcadia Meane se fait appeler Cady et vit dans un repaire pour marins fauchés proche du front de mer. Autrefois, elle transportait passagers et marchandises depuis les ports florissants de l’estuaire jusqu’à Ludwich, la capitale. Mais c’était il y a bien longtemps. Maintenant à la retraite, elle boit dès le lever du soleil et conte à qui veut l’entendre des histoires grivoises contre quelques lampées de rhum ou pincées de tabac. Son quotidien se brise lorsque deux étrangers lui demandent de reprendre du service. L’une des deux, une jeune fille, est malade et court un grand danger. L’autre, un être artificiel au caractère singulier, cache de nombreux secrets dans son crâne de cristal. Sur son vieux bateau à vapeur délabré, Cady est la seule à pouvoir leur faire traverser le Nysis, devenu dangereux. Elle connaît les courants et les à-pics, les chenaux secrets et les reflux. Or ce fleuve n’est pas un simple fleuve. On raconte que Nysis est un spectre. Un fantôme de dragon.
Le Gardien des âmes de Marie Fabre, éditions Gulf stream, 12 février

À l’aube de sa cérémonie, Oïhan touche enfin son rêve du bout des doigts. Mais quand son tour arrive, l’impensable se produit : la sphère qui se révèle à lui est blanche, symbole d’hérésie, condamnant le jeune homme à la peine capitale. Derrière cette lumière interdite se cache pourtant Ruu, un dieu oublié, usurpé il y a un millénaire. Entre traque effrénée, alliances improbables et révélations bouleversantes, Oïhan et Ruu, désormais liés, découvrent que le destin d’Asoraï repose maintenant entre leurs mains. Mais pour sauver un monde au bord de l’extinction, il faudra briser les croyances, les chaînes… et les mensonges des dieux eux-mêmes. Un hérétique, un dieu déchu et une noble rebelle tenteront tout pour sauver le royaume.
Les Derniers jours de Maple Street de Sarah Langan, traduit par Janique Join-de Laurens, éditions Fleuve, 12 février

Bienvenue à Maple Street, une banlieue tranquille et sans histoire où les pelouses sont toujours bien tondues et les voisins souriants. Mais sous cette façade soignée se cache une tension sourde. Lorsque la famille Wilde – un couple excentrique et leurs deux enfants – emménage dans le quartier, le vernis des apparences commence à se craqueler. La tragédie qui va tout faire basculer survient lors d’un été caniculaire : un gouffre s’ouvre dans le parc local et une jeune fille disparaît. Très vite, les soupçons s’abattent sur les Wilde. La communauté se divise, les rumeurs enflent, plongeant le quartier dans une spirale de paranoïa et de suspicion. Dans ce climat de peur grandissante, la vérité devient de plus en plus difficile à distinguer… Et la chasse aux sorcières est lancée.
L’île de Noirebraise de Brandon Sanderson, traduit par Sébastien Guillot, éditions Le Livre de poche, 18 février

Trappeur des îles du Panthéon, Crépuscule est toujours accompagné de ses deux Aviares, des oiseaux aux pouvoirs magiques avec lesquels son peuple est capable de tisser des Liens. Afin de résister à Ceux-d’en-haut, des envahisseurs venus des étoiles qui souhaitent exploiter les Aviares, il exhorte ses semblables, les Eelakin, à réagir, mais cela semble déjà trop tard. Aussi, lorsqu’il découvre par hasard un portail vers Shadesmar, le Royaume cognitif qui relie tout le Cosmère, il décide de s’y aventurer afin de trouver, il l’espère, le salut de son peuple…
Moedium de Renée Zachariou, éditions Mnémos, 18 février

On dit que certains liens sont immuables, et que l’oubli a toujours un prix.
Data scientist rationnelle, allergique aux prophéties comme aux souvenirs trop lourds, Moira n’a jamais cru aux dons de voyance de sa mère. Alors, à sa mort, elle n’a plus qu’une obsession : sceller à jamais la porte de l’agence de médium qui l’a vue grandir. C’était sans compter sur un objet étrange abandonné là… À son contact, les sensations affluent : des fragments du passé reviennent, précis, troublants, incontrôlables. Hallucinations ? Malédiction ? Lorsque surgit un duo énigmatique – un vieil homme au sourire démesuré, accompagné d’une adolescente à la pâleur spectrale –, les certitudes de Moira vacillent. Qui était réellement sa mère ?
Nimbe d’Elie Hénon, Conséquences éditions, 18 février

Bienvenue dans la confédération de Nimbe ! Ici, on prie les déesses et on obéit aux Aînées. Rhéane, jeune actrice, n’attend qu’une chose : atteindre l’âge requis pour briller en société, se vanter d’avoir de splendides cheveux blancs et qu’on la débarrasse du cristal qui bridera sa magie jusqu’à ses soixante ans. Sa vie bascule quand son frère est accusé de profanation et qu’il est condamné à mort. Pourquoi n’a-t-il pas droit à un procès équitable ? Leur statut de mineur fait-il d’eux des humains sacrifiables ? Pour Rhéane, il est l’heure de jouer le rôle de sa vie. Terminées les bonnes actions et la morale, elle sauvera son frère à n’importe quel prix – même celui de ses idéaux.
Bienvenue dans la confédération de Nimbe ! Ici, les saigneurs rôdent dans les rues, les enfants sont méprisés et privés de magie, et la vengeance monte enfin sur scène.
Le Nouvel évangile de Myriam de Ketty Steward, éditions Mnémos, 18 février

Une relecture drôle et incisive de nos références culturelles.
Où repose la hache de Ray Nayler, traduit par Henry-Luc Planchat et L’épaule d’Orion, éditions Le Belial’, 19 février

Dans une Europe familière mais différente, gouvernée par l’IA, la vie est plus efficace, plus objective et plus paisible. Mais tout n’est pas aussi rose qu’il n’y paraît. Pendant ce temps, à l’extrémité orientale de l’Europe, la Fédération survit sous le règne d’un président qui a conservé son pouvoir en transférant sa conscience d’un corps à l’autre. Alors que les deux mondes commencent à s’effondrer, Lilia, une scientifique de la Fédération, découvre un moyen d’échapper à la surveillance et de modifier l’équilibre des pouvoirs. En fuite, elle devient malgré elle le centre d’une lutte entre la résistance et le contrôle. Mais les systèmes et les personnes qui l’entourent sont peut-être déjà irrécupérables. Existe-t-il un moyen de remettre l’avenir de l’humanité entre ses mains ?
Le livre d’ailleurs de Keanu Reeves & China Mieville, traduit par Nathalie Mège, éditions Au diable vauvert, 19 février

B. le Berzeker est un guerrier immortel qui a traversé les âges sous divers noms. Lassé de l’éternité, il passe un marché avec une unité militaire américaine, échangeant ses services contre la promesse de redevenir mortel. Lorsqu’un soldat revient à la vie, B. comprend qu’il n’est plus le seul à défier la mort.
The Book of love de Kelly Link, traduit Michelle Charrier, éditions Albin Michel, 25 février

Quatre sont revenus
d’entre les morts.
Deux resteront.
Deux retourneront au néant.
Lovesend, Massachusetts. Laura Hand, Daniel Knowe et Mo Gorch ont disparu pendant des mois. Ils étaient morts et quelqu’un – ou quelque chose – les a ramenés à la vie. Bowie est revenu avec eux : pas le chanteur, mais une entité énigmatique qui a adopté son nom de famille et une vague ressemblance. Laura, Daniel et Mo n’ont aucune idée des épreuves qui les attendent. Mais leur ancien professeur de musique peut les aider à faire face au conflit magique très ancien dans lequel ils sont désormais impliqués…
La Grande œuvre du temps de John Crowley, traduit par Patrick Couton, éditions L’atalante, 26 février

Il n’existe pas une seule histoire du monde.
Il était une fois un certain Caspar Last, décidé à utiliser la machine à voyager dans le temps, dont il était l’inventeur, pour se rendre au milieu du XIXe siècle en Guyane britannique, colonie de la Couronne, afin d’obtenir le très rare timbre one-cent magenta dont il n’existait plus qu’un exemplaire dans son monde de 1983.
Last prévoyait de vendre le timbre, et de ne plus jamais user du voyage dans le temps ni d’en laisser la possibilité à quiconque. C’était sans compter les membres d’une société secrète philanthropique, dénommée l’Altérité…
Des suites de série
Pas de suite de séries qui m’intéressent dans l’immédiat n’ayant pas encore commencée les séries de Scalzi et de Sarah Beth Durst, mais je les garde en mémoire pour plus tard. De plus, je n’ai pas accroché au premier tome du Solstice des ombres donc je ne continuerai pas cette et côté Nevermoor, c’est une petite saga jeunesse que j’apprécie, mais que je lis dans sa version originale.

- L’île aux jardins enchantés de Sarah Beth Durst, éditions Bragelonne, 11 février
- Nevermoor, tome 4 – partie 1 : Silverborn de Jessica Townsend, éditions PKJ, 12 février
- Le Solstice des ombres, tome 2 : les voix de canaé, de Benjamin Lupu, éditions Mnémos, 18 février
- Le Vieille homme et la guerre, tome 5 : Humanité divisée, éditions L’atalante, 23 février
Et en format poche ?
Côté poches, un achat incontournable de mon côté sera certainement Submergée, la nouveauté Argyll dans leur collection de novella. Pour le reste, je garderai un œil sur les avis qui sortiront avant de me décider.
Les indignes d’Agustina Bazterrica, traduit par Margot Nguyen Béraud, éditions J’ai Lu, 4 février

Au sein de la Maison de la Sororité Sacrée, le quotidien des « indignes » est rigoureusement réglé par la menace du fouet dont use la redoutable Sœur Supérieure. Pétries de méfiance et de jalousie, elles espèrent toutes être l’heureuse élue qui rejoindra les « Illuminées ». L’une d’elles tient en secret un journal dans lequel elle s’épanche nuit après nuit, au péril de sa vie.
Un jour, elle découvre dans l’enceinte de l’ancien monastère une errante aux abois, qu’elle aide à intégrer la communauté. Alors qu’un lien étroit se noue entre les deux jeunes filles, il apparaît vite que Lucía est spéciale. Et que son arrivée apporte enfin une lueur d’espoir dans un monde de ténèbres.
Submergée d’Arula Ratnakar, traduit par Jean-Daniel Brèque, éditions Argyll, 6 février

Confrontée à d’incontrôlables épidémies nées du dérèglement climatique, l’humanité a cherché dans les fonds marins une solution miracle à ses maux, exploitant la faune comme la flore, quitte à provoquer un désastre environnemental plus grave encore. Après la mort dans des circonstances tragiques d’une brillante scientifique, Nithya enquête sur ses travaux. À l’aide d’une technologie mémorielle, elle revit tous les moments importants de la vie sa consœur, de la recherche d’un remède à ses préoccupations les plus intimes. Mais à mesure que Nithya plonge dans ces souvenirs, elle découvre de dangereux secrets et se laisse peu à peu submerger par la psyché de l’autre femme. Jusqu’à ce que les limites entre elles s’estompent ?
Flashforward de Robert J. Sawyer, traduit par Thierry Arson, éditions Gallmeister, 6 février

Lloyd Simcoe et Theo Procopides, deux physiciens géniaux, s’apprêtent à procéder à une expérience révolutionnaire au CERN de Genève. À la seconde où celle-ci débute, l’humanité entière perd connaissance pendant deux minutes, ce qui provoque une impressionnante série de désastres. Mais pendant ces deux minutes comme suspendues, chacun a eu aussi une vision de sa vie une vingtaine d’années plus tard. Pendant qu’on débat sans fin de cet incroyable phénomène, Lloyd se demande qui était la femme aperçue dans sa vision. Theo, lui, s’inquiète de n’en avoir pas eu. Pour tirer les choses au clair, tous deux décident d’enquêter sur leur futur.
Les quatre vents du désir d’Ursula K. Le Guin, traduit par Martine Laroche et Françoise Levie-Howe, éditions Le Livre poche, 11 février

Un retour sur la planète Nivôse, apparue dans le roman La Main gauche de la nuit… La découverte d’une planète dont les habitants humanoïdes s’expriment contre toute attente dans une langue dérivée du français… Une première approche de la théorilinguistique, nouvelle discipline qui étudie les œuvres littéraires écrites par les fourmis… La première expédition au pôle Sud, accomplie en secret par des femmes bien avant la mission de Roald Amundsen… La véritable raison pour laquelle le temps nous échappe…
Powerless de Lauren Roberts, traduit par Marie Demay, éditions Folio, 19 février

Seuls les êtres extraordinaires ont leur place au royaume d’Ilya. Seuls ceux qui disposent d’un pouvoir ont le droit de vivre. Paedyn fait partie des Ordinaires, chassés et tués pour préserver cette société d’Élites. Son existence même est un crime. Pour survivre, Paedyn se prétend Médium et mène une vie de voleuse dans les bas-fonds. Elle parvient à faire profil bas, jusqu’au jour où elle sauve sans le savoir l’un des princes d’Ilya. Elle est alors choisie pour les Épreuves de la Purge : une compétition brutale pour mettre en valeur les pouvoirs des Élites, dont elle est entièrement dépourvue… Si les Épreuves ne la tuent pas, le prince Kai le fera lui-même lorsqu’il découvrira ce qu’elle est. Il est le futur Exécuteur, le bourreau des innocents, le chasseur d’Ordinaires. Elle est la menace qu’il est chargé d’anéantir. Tomber amoureux est peut-être ce qui pourrait leur arriver de pire.
De nouvelles éditions

- Le Sentier des astres, tome 3 : Meijo de Stéphane Platteau, éditions Au Diable Vauvert, 5 février
- Trilogie Le Dernier souffle (intégrale) de Fiona McIntosh, éditions Bragelonne, 11 février
- Mordred de Justine Niogret, éditions J’ai Lu, 11 février
- L’Oreille interne de Robert Silverberg, éditions Folio, 19 février
- Même pas mort de Jean-Philippe Jaworski, éditions Denoël, 20 février
- La Trilogie chronolytique (intégrale), de Michel Jeury, éditions Robert Laffont, 26 février
- Women in chains de Thomas Day, éditions Le Belial’, 26 février
D’autres sorties qui peuvent vous intéresser :
- Immortal dark, de Tigest Girma, Hachette, 4 février
- The Monstrous kind, de Lydia Gregovic, Milan, 4 février
- Les Fables de la fileuse, Tome 1 : La Maison du fléau, de Maxym M. Martineau, Korrigan, 4 février
- Tisseur de nuit, de R.M. Gray, Bragelonne (Big Bang), 4 février
- La Chouette a sept jours pour sauver le monde de Mabrouck Rachedi, Actes Sud, 4 février
- 2333 d’Ed Park, Actes Sud, 4 février
- Le Baiser de la fiancée, de Stéphanie Skrobala, Le Héron d’argent, 5 février
- Notre-Dame de la Dormition, de Manon Segur, Le Héron d’argent, 5 février
- Les Brumes de l’éveil, de Florian Dubart, Le Lys bleu, 5 février
- Echec à la Reine, de Alyerel Ilesi, Scrinéo, 5 février
- Chasse nocturne, d’Alexandra Christo, De Saxus, 5 février
- Les Rues fantasques, d’Edouard H. Blaes, Milan, 11 février
- Les Apprentis des glaces, de Jacob North, PKJ, 12 février
- Pirate, magie et crème fouettée, de Natacha Didry, Slalom, 12 février
- Yellow Feu Follet, de Siècle Vaëlban, L’école des loisirs, 18 février
- Celle qui dansait avec les ténèbres, de W.R. Gorman, Hachette, 18 février
- Fearless, de Lauren Roberts, Olympe, 19 février
- Les Mille verbes, d’Alexandre Decrauze, ActuSF (graphique), 19 février
- Génération body horror, de Morgane Caussarieu et Fleur Hop kins-Loféron, ActuSF, 19 février
- L’éclat de la vengeance, de Lyssa Mia Smith, De Saxus, 26 février
Alors parmi tout ça, quels sont les titres que vous avez repérés ?
